Patokh Chodiev
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Ordre de l'Honneur (en) Ordre de l'Amitié |
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Patokh Chodiev (russe : Фаттох Каюмович Шодиев, Fattoh Kayumovich Shodiev), né le à Jizzakh (République socialiste soviétique d'Ouzbékistan)[1], est un oligarque et homme d'affaires de nationalité belge et russe. Avec Alexander Mashkevitch et Alijan Ibragimov, il bâtit sa fortune grâce à des opérations dans les minerais, le pétrole, le gaz et le secteur financier au Kazakhstan.
Patokh Chodiev figure plusieurs années de suite dans la liste des milliardaires dressée par Forbes, avec une richesse estimée à 1,84 milliard de dollars.
Jeunesse et études
Patokh Chodiev naît en Ouzbékistan le . Il étudie le droit international et le japonais à l'Institut d'État des relations internationales de Moscou (MGIMO)[2] et obtient un doctorat en sciences politiques. Parlant couramment le japonais, il rejoint après ses études un service diplomatique spécialisé dans le commerce russo-japonais et vit ainsi plusieurs années à Tokyo[3].
Activités économiques
Avec Alexander Machkevich et Alijan Ibragimov, Patokh Chodiev fait diverses opérations dans les minerais au Kazakhstan, en Afrique et au Brésil. En 2007, leur entreprise entre dans la Bourse de Londres et fait partie en 2008 du FTSE 100. En 2009, la Eurasian Natural Resources Corporation (ENRC), un des groupes leaders sur le plan mondial dans l'exploitation des ressources naturelles dont Patokh Chodiev est un des actionnaires principaux, réalise un bénéfice de USD 1.462 milliard pour un chiffre d'affaires d'USD 3.8 milliards[4]. Basée à Londres, ENRC exploita un certain nombre de gisements de minerais au Kazakhstan et en Afrique après avoir acquis de nombreuses exploitations minières en Europe de l'Est et en Afrique. En , le groupe se renomme « Eurasian Resources Group » (ERG), spécialisé dans les ressources naturelles et enregistré au Luxembourg.
Fortune
En 2006, Forbes estime sa fortune à 2 milliards de dollars, et précise que l'une de ses filles est très active dans la gestion de ses entreprises[4].
En , la Fondation Chodiev a enregistré un bureau de représentation en Ouzbékistan, afin de fournir une aide humanitaire et des soins de santé aux orphelinats du pays. Des rapports ont également indiqué que Chodiev envisage de construire[Quand ?] plusieurs centres commerciaux ainsi qu'une usine de métallurgie dans le Tachkent dans le cadre d'une montée des investissements en Ouzbékistan[5][réf. à confirmer].
Obtention de la nationalité belge
Alors qu'il vit en Belgique, le , Patokh Chodiev obtient la nationalité belge. Cette obtention prête alors à débat dans les médias alors que Patokh Chodiev ne parle aucune des langues officielles de Belgique couramment et que la Sûreté de l’État se pose des questions sur ses relations avec d'autres hommes d'affaires russes[6],[7]. Il est alors accusé d'avoir reçu l'aide de son ami et voisin Serge Kubla, bourgmestre de Waterloo, qui est d’origine tchèque, pour cette naturalisation[8]. Sa naturalisation belge fait finalement l'objet d'une commission d'enquête en pour laquelle le journal belge Le Soir écrit le : « Lorsque Serge Kubla écrit à Claude Eerdekens le , tous les feux sont déjà verts pour Patokh Chodiev : il a eu l’aval du SPF Justice, de la Sûreté de l’État, de l’Office des étrangers, de la police de Waterloo et du Parquet, donc aussi du service de naturalisation ». Un des actionnaires d'Euro Asian Travel, l'associé de Chodiev Alijan Ibragimov, aurait quant à lui « bénéficié », sans succès, des services du député bruxellois Philippe Rozenberg (ex-PRL, ex-FN) en vue de la réussite de sa demande de naturalisation, à la fin des années 1990[9],[10]. Le , Serge Kubla assure « sous serment » ne pas être intervenu dans le dossier Patokh Chodiev[11] ; l'enquêteur du Comité P Jean-François Kayser déclare qu'« il n'y a aucune trace dans le dossier d'une intervention matérielle de M. Kubla auprès de M. Vandewalle », ce dernier étant le commissaire en chef de la police de Waterloo[12].
