Patrick Bergeron
professeur agrégé au Département d'études françaises de l'Université du Nouveau-Brunswick, Fredericton (en 2014)
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Patrick Bergeron (né le [1] à La Pocatière, Québec)[2] est un essayiste et professeur de littérature canadien. Il enseigne à l'Université du Nouveau-Brunswick (Fredericton) depuis 2005[3].
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Pierre Citti (d) |
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Biographie
Après avoir séjourné en Allemagne et en France, Patrick Bergeron complète un doctorat en littérature comparée de l'Université Laval (Québec, Canada) et l'Université Paul-Valéry (Montpellier, France) en 2004. Par la suite, il devient chercheur postdoctoral affilié à l'équipe interuniversitaire de recherche « Le soi et l'autre » de l'Université du Québec à Montréal (UQÀM)[4].
Sa thèse, co-dirigée par les professeurs Hans-Jürgen Greif et Pierre Citti, était consacrée aux « aspects de la mort » chez Maurice Barrès et Hugo von Hofmannsthal[5].
Patrick Bergeron obtient un poste de professeur au département d'études françaises de l'Université du Nouveau-Brunswick en 2004[3] où il poursuit ses recherches sur le décadentisme, la modernité viennoise ainsi que sur les œuvres de Paul Morand et Wolfgang Koeppen[5].
En 2013, il fait paraître deux essais issus de ses travaux sur les rapports entre la littérature et la mort : Nécrophilie. Un tombeau nommé désir (Éditions du Murmure)[6] et Décadence et mort chez Barrès et Hofmannsthal. Le point doré de périr (Éditions Nota Bene)[7], une version remaniée de sa thèse.
Par la suite, Patrick Bergeron se consacre notamment au roman des femmes, en particulier à leurs contributions à la littérature de genre (surtout la dystopie et la fiction post-apocalyptique). Ses travaux portent également sur les femmes de lettres du Québec[8]. Durant cette période, il s'intéresse particulièrement à la science fiction française et québécoise ainsi qu'aux littératures fantastiques. Dans le cadre de ces recherches, il collabore à deux reprises avec Natacha Vas-Deyres spécialiste française d’anticipation et de science-fiction. Ses travaux portent aussi sur des auteurs anglophones tels Margaret Atwood[9] et Aldous Huxley[10] qui feront l'objet de deux numéros spéciaux de la revue Otrante sous sa direction.
En 2015, il co-édite avec François Ouellet l'ouvrage Habiter la littérature. Mélanges offerts à Hans-Jürgen Greif, un collectif dédié à son directeur de thèse qui paraît aux Éditions L'Instant même.
Patrick Bergeron est invité à la 21e édition du festival international des littératures de l'imaginaire Les Imaginales à Épinal en 2018[2]. Il collabore régulièrement à plusieurs revues dont Nuit Blanche[11], University of Toronto Quarterly[12] ou Frontières dont il fait partie du comité de rédaction[13],[14] et il compte parmi les invités des journées d'étude de l'Observatoire de l'imaginaire contemporain (OIC) à l'UQÀM[15].
Durant les années 2020, Patrick Bergeron poursuit ses travaux sur la littérature des femmes, notamment sur Audrée Wilhelmy, Silvia Moreno-Garcia et J.D. Kurtness. En mars 2022, il est sollicité en tant que spécialiste du genre post-apocalyptique pour, « Les fins du monde multiples dans la culture », un article paru dans le quotidien montréalais Le Devoir[16].
Publications
Ouvrages
- avec Marie Carrière (éd), Les réécrivains. Enjeux transtextuels dans la littérature moderne d'expression française, Berne, Peter Lang, 2011. (ISBN 978-3034306454)
- Nécrophilie. Un tombeau nommé désir, Auxonne, Éditions du Murmure, 2013. (ISBN 978-2915099805)
- Décadence et mort chez Barrès et Hofmannsthal. Le point doré de périr, Montréal, Éditions Nota Bene, 2014. (ISBN 978-2895184737)
- avec Natacha Vas-Deyres, Patrick Guay, Florence Plet-Nicolas and Danièle André (éd.), Les dieux cachés de la science-fiction française et francophone (1950-2010), Bordeaux, Presses universitaires de Bordeaux, 2014. (ISBN 979-10-91052-11-5)
- (éd.), Passées sous silence. Onze femmes écrivains à relire, Valenciennes, Presses universitaires de Valenciennes, 2015. (ISBN 978-2364240285)
- avec François Ouellet (éd.), Habiter la littérature. Mélanges offerts à Hans-Jürgen Greif, Québec, L’instant même, 2016. (ISBN 978-2895028963)
- avec Natacha Vas-Deyres et Patrick Guay, C’était demain: anticiper la science-fiction en France et au Québec (1880-1950), Bordeaux, Presses universitaires de Bordeaux, 2018. (ISBN 979-10-91052-24-5)
Numéros de périodiques
- (éd.), « Aldous Huxley », numéro spécial de la revue Otrante, Éditions Kimé, numéro 40 (automne 2016).
- avec Gilles Ernst et Diane Laflamme (éd.), « Mort, jeux vidéo et mondes virtuels », numéro spécial de Frontières, vol. 28, numéro 2 (2016-2017).
- avec Diane Laflamme (éd.), « Humour et mort », numéro spécial de Frontières, vol. 30, numéro 1 (2018).
- (dir.), « Margaret Atwood », numéro spécial de la revue Otrante, Éditions Kimé, numéro 44 (automne 2018).
- avec Nathalie Watteyne et Arnaud Huftier (éd.), « Femmes et fantastique au Canada », numéro spécial de la revue Otrante, numéro 49 (printemps 2021) et Cahiers Anne-Hébert, numéro 17 (2021).
Articles (sélection)
- « Terres ravagées. Fictions post-apocalyptiques en France et au Québec, de Niourk à Temps mort », dans Les dieux cachés de la science-fiction française et francophone (1950-2010), Bordeaux, Presses universitaires de Bordeaux, 2014.
- « Si la fin du monde m'était contée. Répertoires et contenus des apocalypses fictives au Québec et au Canada », dans L'Université de l'imaginaire, ActuSF, (juillet 2017).
- « Le retour des Amazones. Pouvoir, sacrifice, communauté », dans MuseMedusa. Revue de littérature et d'art modernes, numéro 7 (21 août 2019).
- « Les filles de la nuit. Le fantastique féminin de Silvia Moreno-Garcia » », dans Otrante, numéro 49 (printemps 2021), p. 193-211. Également paru dans Cahiers Anne-Hébert, « Femmes et fantastique au Canada », numéro 17 (2021), p. 184-202.
- « Anamorphose du conte. Entretien avec Audrée Wilhelmy », dans Cahiers Anne-Hébert, « Femmes et fantastique au Canada », numéro 17 (2021), p. 203-214.
- « L'inconsolateur ou la vie en beige », dans Claudia Bouliane et Yan Hamel (dir.), Un livre sur François Blais, Longueuil, L'instant même, 2026.
Prix et distinctions
- Finaliste du Grand Prix de l'Imaginaire (essai) (2015)[2]
- Pour son ouvrage en codirection : Les dieux cachés de la science-fiction française et francophone (1950-2010), 2014.
- Lauréat du Jamie Bishop Memorial Award (2016)[3]
- Pour son article : « Des fourmis et des hommes : voyage entomologique au cœur de la proto-science-fiction » (en collaboration avec Natacha Vas-Deyres). Ce prix est décerné aux États-Unis par l'Association internationale pour le fantastique dans les arts (IAFA) au meilleur essai critique rédigé dans une autre langue que l'anglais[2].
- Lauréat du Prix de l’Académie nationale des sciences, belles lettres et arts de Bordeaux (2016)
- Pour un ouvrage collectif auquel il a participé : Delphine Gachet et Alessandro Scarsella (éd.), Venise. Histoire, promenades, anthologie et dictionnaire, Paris, Robert Laffont, 2016. (ISBN 978-2221128749)[17]