Patrick Sériot
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Patrick Sériot (né à Vincennes en 1949) est un linguiste franco-suisse, professeur émérite de linguistique slave à l'université de Lausanne et spécialiste de l’histoire de la linguistique et du rapport au signe en URSS et Europe orientale.
Après des études de slavistique et de linguistique à la Sorbonne, il est reçu à l'agrégation de russe en 1977, et enseigne le russe dans différents lycées à Grenoble. En 1985, il obtient un poste de chercheur au CNRS à l’Institut du monde soviétique (laboratoire IMSECO, Paris), poste qu'il occupe jusqu'en 1987[1]. En 1987, il est nommé professeur titulaire à l’université de Lausanne[2] en linguistique slave, poste qu'il occupera jusqu'à sa retraite en 2014, date à laquelle il devient professeur émérite. De 2014 à 2018, il exerce à l’Université d’État de Saint-Pétersbourg comme professeur d’histoire de la linguistique générale.
Il a dirigé de nombreuses thèses d'histoire intellectuelle de la linguistique d’Europe orientale. Il a été directeur de l’ILSL (Institut de linguistique et des sciences du langage) à l’université de Lausanne depuis sa fondation en 1991 jusqu’en 1995. Il a créé un groupe d'études : le CRECLECO[3] (Centre de recherches en épistémologie comparée de la linguistique d'Europe centrale et orientale), dont le site web présente une importante bibliothèque virtuelle[4] de textes peu ou mal connus sur la langue et le signe en Russie/URSS et en Europe orientale. Le CRECLECO se « consacre à de nombreuses recherches comparatistes et interdisciplinaires sur l’analyse des idéologies, des identités et des instrumentalisations de l’ethnicité au travers des discours sur les langues »[5].
Il a donné des conférences dans de nombreuses universités en Amérique latine et dans l'ex-Union soviétique.
Activités éditoriales et institutionnelles
Après une thèse sur l’Analyse du discours politique soviétique (Paris : IMSECO, 1985)[6], et une habilitation à l'Université d'Aix-en-Provence (1987), ses travaux de recherche portent principalement sur le rapport au langage et au signe en Europe orientale, ainsi que sur l’histoire et l’épistémologie de la linguistique russe et soviétique[1]. Il a consacré de nombreux livres et articles à des auteurs tels que Roman Jakobson, Nikolaj Troubetzkoy, Valentin Vološinov, Nikolaj Marr, Aleksandr Potebnja, Konstantin Aksakov, et dirigé plusieurs volumes collectifs. Il a traduit et présenté des œuvres de linguistes russes en français.
