Patrimoine balnéaire de Cannes
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| Type |
Maisons, jardins, immeubles, hôtels de voyageurs et établissements de bains |
|---|---|
| Style | |
| Construction |
XIXe et XXe siècles |
| Patrimonialité |
| Pays | |
|---|---|
| Division administrative | |
| Commune |
Le patrimoine balnéaire de Cannes est constitué par l'ensemble des édifices repérés dans le cadre d'une étude de recensement de l'architecture de villégiature de Cannes menée à partir de 1982 par le service de l'inventaire général du patrimoine culturel de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.
L'étude est menée à partir de 1982 par le service de l'inventaire général du patrimoine culturel de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur et dirigée par François Fray, conservateur en chef du patrimoine, et Camille Milliet-Mondon, diplômée des Beaux-Arts et docteur en ethno-architecture[1].
Domaine de l'étude
Le domaine de l'étude porte sur l'ensemble des maisons, jardins, immeubles, hôtels de voyageurs et établissements de bains repérés dans le cadre du recensement de l'architecture de villégiature de Cannes[2].
Maisons
La villa Éléonore-Louise est construite en 1835 pour Henry Brougham, l'« inventeur » de Cannes. Cette résidence de villégiature est la première d'une longue série qui a fait de la ville une station balnéaire. Sur les 338 maisons du XIXe siècles recensées, 231 ont fait l'objet d'une étude particulière ainsi que 149 des 203 maisons du XXe siècle recensées.
Elles présentent comme caractéristiques communes un salon-salle à manger parfois complété par un deuxième salon, un fumoir ou une bibliothèque. Les pièces réservées aux domestiques sont situées, avec les caves, resserres et autres services comme parfois la cuisine, dans les soubassements ou même au sous-sol. Chaque étage est systématiquement équipé d'un WC[3].
Immeubles
Les immeubles construits au XIXe siècle se sont insérés naturellement dans l'urbanisation naissante du centre-ville. Sur les 43 immeubles recensés pour cette période, 30 ont fait l'objet d'une étude particulière. Après 1920, les immeubles sont venus remplacer ou surélever, sous l'effet de la pression immobilière, des villas plus isolées au sein de leurs jardins notamment dans les quartiers plus excentrés et surtout en bord de mer. 118 des 141 immeubles du XXe siècle recensés ont fait l'objet d'une étude particulière[4].
Hôtels de voyageurs
46 hôtels ont été recensés pour le XIXe siècle et 10 pour le XXe siècle. La construction du premier hôtel, l'hôtel Bellevue[5], remonte à 1858. Le dernier hôtel recensé, l'hôtel George V[6], a été construit en 1929[7].
En dehors du centre-ville, deux types d'hôtel se distinguent pour le XIXe siècle : des constructions en longueur avec vestibule central et couloir axial aux étages, à l'image des couvents de la région ; des constructions semblables à des châteaux avec plusieurs corps de bâtiment. Les deux types d'édifice sont entourés de jardins, de services de voiturage, d'installations sportives et de loisirs. La structure des hôtels du centre-ville ne se différencie pas vraiment de celle des immeubles du XXe siècle. Celle des palaces de la Croisette est plus irrégulière. Les jardins sont pratiquement inexistants ou réduits à leur plus simple expression[8].
Établissements de bains
Les premières baignades à Cannes remontent à 1860 où cabines et paravents abritent les baigneurs de l'estuaire de la Foux. Des établissements de bains plus élaborés apparaissent rapidement : les Bains Botin[9] en 1863 face au Cercle nautique[10] puis le pavillon de bain du Grand Hôtel[11]. En 1883, sont installés les Bains Brun square Brougham et en 1902, les Thermes méditerranéens de la Villa Charlotte boulevard de la Ferrage[12].
La fonction de ces bains était thérapeutique et associait bains chauds, froids, d'eau douce, d'eau de mer, de sable et de soleil. En 1929, le Casino d'été du Palm Beach[13], équipé de cent cabines, propose piscine et hammam rendant désuets les premiers établissements de bains qui disparaissent en 1945. En 1961, l'aménagement de la Croisette permet de placer, sous la promenade, les installations des plages privées des palaces[14].