Paul-Armand du Chastel de la Howarderie
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Paul-Armand, comte du Chastel de la Howarderie, né à Kain-lez-Tournai en Belgique le et mort à Neuvireuil (Pas-de-Calais) en France le est un généalogiste franco-belge[1], auteur d'une œuvre généalogique considérable[2] concernant le Nord de la France et la Belgique. Il a publié entre autres une série sur les quarante familles belges les plus anciennes subsistantes vers 1900[3].

Né au château de la Tombe à Kain-lez-Tournai le , Paul-Armand est reconnu à sa naissance par le comte Armand du Chastel de la Howarderie (1808-1877), bourgmestre de la Howardries, et par Marie-Louise Debaisieux (1811-1868), native du village de Rumes et issue d'une famille de cultivateurs[4]. Il est légitimé par le mariage subséquent de ses parents le [5].
Paul-Armand du Chastel appartient à une famille de noblesse féodale dont la filiation suivie remonte au début du XVe siècle[6], vicomte de Haubourdin en 1605[7] et qui selon plusieurs auteurs, dont Armand du Chastel lui-même, aurait reçu le titre de comte du Saint-Empire par diplôme (non enregistré) de 1696[8],[9] ou 1702 de l'empereur Léopold Ier[10],[11] (titre contesté par Jean-François Houtart)[12],[13]. La famille du Chastel fut reconnue noble avec le titre de comte pour tous aux Pays-Bas et en Belgique en 1827, 1857, 1864, 1867 et en 1874)[14].
Paul-Armand du Chastel de la Howarderie épouse en 1872 Catherine Moutury (1848-1901) et en 1901 sa cousine Catherine Duplat (1882-1974). Des deux filles de son second mariage survivra uniquement Hilda du Chastel de la Howarderie (1904-2002), qui demeura célibataire au château de Neuvireuil, finissant dès lors cette lignée. Paul-Armand meurt le dans son manoir de Neuvireuil dans le Pas-de-Calais.
Généalogiste
Né hors mariage et d'une "mésalliance", Paul-Armand du Chastel n'est pas accepté par sa famille et cela complique ses relations avec le monde fermé des châtelains du Tournaisis, avec lesquels il cousine. Sa propre famille paternelle va même jusqu'à lui refuser l'accès aux archives, conservées aux châteaux de Bruyelles (à Hollain, lez-Antoing) et de Wez-Velvain. À ce propos, Paul-Armand écrit dans la préface de son ouvrage Un cartulaire de La Howarderie:
« Depuis vingt ans, je m’occupe de recherches généalogiques sans jamais avoir pu consulter les archives de mon lignage. Bien que ces documents soient une propriété commune à toutes les personnes du nom et que le chef de famille ne les conserve qu’à titre de fidéi-commis, les prétextes n’ont pas manqué pour me séparer des caisses poudreuses où reposent ces vénérables actes... »
Ayant rejoint la Société historique et archéologique de Tournai, il publie dans les "Bulletins" la filiation de la plupart des familles notables établies en Flandre wallonne (aux environs de Tournai, de Lille et de Douai), leur consacrant un grand nombre d'études, notices et articles généalogiques non-sollicités et pas toujours exempts de subjectivité.