Paul Ardenne

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Paul Ardenne
Ardenne (2022)
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Paul Ardenne, né le , est un historien, historien de l'art, commissaire d'exposition et écrivain français.

En sa qualité d’historien de l’art, il est spécialisé dans l’art contemporain. Il a enseigné l’histoire de l’art contemporain à la Faculté des Arts de l'université d'Amiens. Il est membre de l'Aica France ( Association internationale des critiques d'art)

Travaux

De son nom de naissance Bertrand Gervais, Paul Ardenne est né dans une famille d'agriculteurs charentais, il est le second enfant d’une fratrie de sept. Il étudie les lettres, l'histoire et la philosophie dans les facultés de Poitiers et de Toulouse, avant de faire une thèse en histoire de l'art à l'université de Picardie d'Amiens ("La création plastique contemporaine, formes et contraintes", 1960-2000) sous la direction de l’historienne de l’art Laurence Bertrand-Dorléac[1] avec laquelle il continue de travailler.

Agrégé d'Histoire et docteur en Histoire de l'Art, il rencontre à Paris le commissaire d'expositions Ami Barak, ainsi que Catherine Millet, fondatrice-directrice d'Art Press, et José Alvarez, qui dirige les éditions du Regard.

La recherche de Paul Ardenne se focalise sur l'art contemporain (Art, L'âge contemporain, 1997 et Art le Présent, 2009), le corps (Portraiturés, 2003 ; L'Image corps, Figures de l'Humain dans l'art du XXe siècle et Extrême, Esthétiques de la limite dépassée, 2006), l’architecture (Terre Habitée, 2005 et Architecture, le Boost et le Frein, 2020) et l'art dans l'espace public (Un art contextuel, 2002 et Heureux, les créateurs?, 2015).

En tant que témoin et analyste de la culture de son époque, Paul Ardenne se situe dans une position d’inclusion agrégeant l’art en contexte réel (art d’intervention et d’implication sociale directe), les représentations extrêmes, l’architecture radicale, la photographie prospective ou ce qu’il appelle l’art «entrepreneurial», sans exclure les esthétiques dites de la réconciliation de soi (Portraiturés, 2003 et Pierre et Gilles, 2007)[2].

Paul Ardenne donne des conférences dans tous les domaines de l’art et de l’architecture, ainsi que dans le domaine de la vidéo d’art[3]. Entre 2011 et 2019, il participe en qualité de conférencier à des soirées bimensuelles de projections vidéos à thème, appelées « videoforever »[4] organisées par Barbara Polla. Ces sessions académiques, qui ont pour objectif de promouvoir l’art vidéo, se déroulent dans divers lieux et pays notamment au Palais de Tokyo, au Musée de la chasse et de la nature, à l'atelier de l'artiste Frank Perrin, à Helsinki, à Sydney et à la Station Beirut.

Parmi les expositions de Paul Ardenne[5] (sélection) : Ailleurs, 2011 et WANI (co-commissariat de Marie Maertens), contraction orale de OANI pour « Objets Artistiques Non Identifiés », 2011[6] ; L'histoire est à moi, Printemps de Septembre à Toulouse (2012)[7] ; Dendromorphies, créer avec l'arbre, 2016[8], Humanimalismes, 2020[9] et Courants verts, créer pour l'environnement, 2019-2020[10].

Dans son essai Un art écologique, création plastique et anthropocène (ISBN 2356876014), il s'intéresse aux artistes plus respectueux de la nature et engagés dans les questions environnementales[11].

Publications académiques

Paul Ardenne est l’auteur de nombreux essais. Il collabore depuis 1990 à des revues telles que Art Press, Beaux Arts magazine, Omnibus, Le Voyeur, La Recherche photographique, L’Image, Parpaings, Visuels, Archistorm, Nuke, Synesthésie, L’Art même (Belgique), Esse arts + opinions (Canada), Inter, art actuel[12] ou Figures de l'art en France, dont il est membre du comité de rédaction.

Paul Ardenne écrivain

En tant qu'écrivain, romancier et essayiste, Paul Ardenne s'attache à définir l'identité contemporaine complexe. L'ensemble de ses textes littéraires ont fait l'objet d'un essai exhaustif[13]. D'abord intéressé par le nouveau roman, il abandonne bientôt ce modèle au profit d’une écriture en quête d’incarnation et de présence au réel[14]. Ses romans sont souvent élaborés en fonction d’une contrainte. Selon ses faces (inédit, 1985), construit sur le modèle « simultanéiste », condense l’action en quelques heures. La Halte (1988, publication 2005) se passe en trois heures et en un seul lieu, au bord d’un fleuve; Nouvel Âge (1989, publication 2006), le temps d’un unique week-end; ces deux romans sont réunis ensuite dans une publication unique, Posthumes[15]. La série des Rochelaises (dont le premier volume, Sans visage, est publié par les éditions Grasset en 2012) expérimente un nouveau langage, oral, qui accentue la proximité avec le lecteur[16],[17]. La fable et la parabole sont des formes d’expression volontiers utilisées par Paul Ardenne, ainsi dans Sans visage, Roger pris dans la terre (2017) et Comment je suis oiseau (2014)[18], où l’auteur raconte comment, enfant, il « est » un oiseau[19]. Belly le Ventre, roman picaresque[20], est publié en 2017 et L'Ami du Bien en 2020[21]. La figure de l’humain qui se dégage des romans de Paul Ardenne est le plus souvent incertaine, diffractée, relative, et laisse une large part à l’expérience comme vecteur de la construction de soi. Les seules « vérités » humaines, à l’opposé l’une de l’autre, sont le ressenti et le déterminisme biologique.

Paul Ardenne in 2012

Il a également écrit des fragments de sa propre biographie, disséminés dans plusieurs ouvrages : Moto notre amour (Flammarion, 2011), un traité d’esthétique personnelle relatif à sa pratique de la moto, de nature hédoniste et idéaliste[22] : L’Histoire comme une chair (La Muette/BDL, 2012), où il définit son rapport intime à la grande Histoire[23].

Ouvrages

Notes et références

Liens externes

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