Paul Bernard Vogel

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Paul Bernard Vogel
Biographie
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Paul Bernard Vogel, né en 1899 et mort en 1972[1], est un industriel suisse, propriétaire des manufactures Solvil et Titus.

Internationalisation des activités

En 1930, Paul Bernard Vogel, héritier d'une famille d'industriels de Suisse romande et membre de la haute société genevoise, acquiert les manufactures Solvil et Titus et Paul Ditisheim de leur fondateur, l'horloger Paul Ditisheim. À la différence de ce dernier, Paul Bernard Vogel n'est pas un horloger mais un capitaine d'industrie, il décide de déplacer le siège social de ses manufactures à Genève[2] et planifie leur expansion industrielle autour de deux axes : la division des activités entre production de luxe et production de grande consommation et l'internalisation des activités.

Paul Bernard Vogel avait « anticipé la nécessité de l'élargissement et de la démocratisation du marché des montres et de la mise en en place d'un système de distribution international »[3] et présida ainsi au développement des activités de Solvil et Titus à l'international.

Au début des années 1960, surfant sur le boom économique des Tigres asiatiques, il envoya son fils Paul développer le groupe familial en Asie[2]. La mission fut un succès, Solvil et Titus devenant l'une des marques horlogères les plus populaires d'Asie du Sud-Est[2].

Division des activités

À partir du début des années 1950, Paul Bernard Vogel, conscient du l'essor de la consommation de masse décide de diviser sa société entre une petite production de montres de luxe sous les marques Paul Ditisheim et Solvil et Titus, Genève[4]et une production de montres meilleur marché sous les marques Titus et Solvil afin de satisfaire la démocratisation du marché de l'horlogerie.

Grâce à cette nouvelle orientation, Solvil et Titus participe au développement des toutes premières montres mécaniques et électroniques grand public[5].

En 1968, Paul Bernard Vogel prend la direction de la toute nouvelle Société des Gardes-Temps SA, un conglomérat de manufactures horlogères grand public qui est alors la troisième plus grande société horlogère du monde[6]. La Société des Gardes-Temps a également la particularité d'avoir une dimension internationale : elle conclut ainsi un accord de licence avec Elgin Watch en 1973 et achète la Waltham Watch Company – ce qui représente à l'époque le plus important investissement étranger de l'industrie horlogère suisse[6].

Vie privée

Références

Liens externes

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