Paul Bial de Bellerade
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| Naissance | |
|---|---|
| Décès |
(à 82 ans) Toulouse |
| Nom de naissance |
Pierre Paul François Antoine Bial |
| Nationalité | |
| Activité |
militaire, archéologue |
| Père | |
| Enfant |
Paul Bial de Bellerade, né Bial le 17 décembre 1820 à Collonges-la-Rouge et mort le 20 février 1903 à Toulouse, est un militaire et archéologue français.
Famille
Pierre Paul François Antoine Bial naît à Collonges-la-Rouge le 17 décembre 1820. Il a une sœur aînée et une cadette. Son père, Jean-Pierre Bial, est un officier corrézien blessé à quatre reprises dans les campagnes napoléoniennes et qui a terminé sa carrière au grade de lieutenant-colonel, décoré de la Légion d’honneur par l’Empereur lui-même. Sa mère, Marie Thérèse Malepeyre, est originaire de Brives. Jean-Pierre Bial a acheté une propriété près de Meyssac, dont il est le maire après sa retraite militaire, et s’y est fait construire une vaste habitation, nommée Bellerade[1]. Les descendants de Jean-Pierre Bial, dont Paul Bial, ajoutent par la suite le nom de Bellerade, nom de la propriété, à leur patronyme.
Paul Bial épouse Alide-Marie Beynet le 16 août 1866, avec qui il a un fils, Charles-Paul Bial de Bellerade, et deux filles[2].
Carrière militaire
Embrassant, comme son père, la carrière des armes, Paul Bial intègre l'École polytechnique en 1840[1]. Après l'École d'application de l'artillerie et du génie[1], il est affecté au 6e puis au 5e régiment d'artillerie en 1844. En décembre 1850, il est promu capitaine[1], puis nommé en 1855 aux forges de l'Est à Besançon[3].
Impliqué dans l'expédition de Crimée contre la Russie avec le 4e régiment d'artillerie, il prend part à la prise de Sébastopol. Il obtient la Légion d'honneur en 1856[3].
De retour en France, il enseigne les principes de fortification à l'école d’artillerie de Besançon puis à celle de l'État-Major[3]. Après avoir été promu chef d'escadron en 1867, il combat en 1870 à Reischoffen, Bazeilles (où il repousse une charge de uhlans dirigée contre ses canons[1]) et Sedan. Fait prisonnier par les Prussiens il est interné à Wiesbaden du 2 septembre 1870 au 10 avril 1871. Il est promu en 1871 au rang d'officier de la Légion d'honneur[3] et mis en retraite de l’armée en mars 1877.
Carrière scientifique
Après sa retraite, Bial de Bellerade devient ingénieur de l'État à Espalion, puis enseigne les mathématiques à Toulouse[1].
Il se passionne pour l'archéologie celtique et gallo-romaine. Il procède notamment à des fouilles de tumulus au Puy d'Issolud et s'intéresse à la question de la localisation d'Alésia[4]. Au gré de ses affectations, il appartient à plusieurs sociétés savantes d'envergure régionale, comme la Société d'émulation du Doubs et la Société scientifique, historique et archéologique de la Corrèze[3].
Décorations
Chevalier de la Légion d'honneur le 26 avril 1856[1],[3] ;
Officier de la Légion d'honneur le 31 mai 1871[3],[1] ;
Médaille de Crimée (
)[1] ;
Médaille de la valeur de Sardaigne (
)[1].
Bibliographie
- Anonyme, « Le Commandant BIAL de Bellerade », dans Bulletin de la Société scientifique, historique et archéologique de la Corrèze, Marcel Roche Imprimeur, Brive, 1903, tome XXV, pp. 167-170 sur Gallica.