Paul Bouët
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| Préfet des Bouches-du-Rhône | |
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| Préfet de Saône-et-Loire | |
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| Préfet de Loir-et-Cher | |
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| Préfèt des Ardennes | |
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| Sous-préfet de Lunéville | |
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| Sous-préfet de Saint-Jean-d'Angély | |
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| Sous-préfet de Clermont | |
| Secrétaire général de la préfecture du Cher (d) | |
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| Naissance | |
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| Décès | |
| Nom de naissance |
Gustave Paul Bouët |
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Paul Bouët (né le à Paris[1] et mort le [2],[3]) est un haut fonctionnaire et préfet français.
Jeunesse et études
Paul Gustave Bouët naît le . Il est engagé volontaire entre et , au 20ème régiment d'infanterie. Sergent en , il est promu sous-lieutenant de réserve en 1904 au 138ème régiment d'infanterie[4].
Il suit des études de droit et devient docteur en droit en 1910[5].
Parcours au sein de la fonction publique
Alors qu'il écrit sa thèse de droit, il est recruté comme attaché au cabinet du ministre de la justice Edmond Guyot-Dessaigne. En , il devient attaché au cabinet du Président du Conseil, Louis Barthou. Il est promu sous-chef de cabinet en 1909[6].
En [7], il est nommé sous-préfet de Péronne, dans la Somme, mais n'y siège pas[3]. Il est envoyé le à Clermont, dans l'Oise, puis devient secrétaire général de la préfecture du Cher. Il quitte cette fonction lorsqu'il est mobilisé, le , dans le cadre de la Première Guerre mondiale.
Il devient membre du cabinet de Maurice Sarrail, qui est son beau-père, en qualité de conseiller politique[8]. En 1915, il part en Orient, à Salonique, avec Sarrail qui est nommé commandant en chef du corps expéditionnaire d'Orient. Il obtient le grade de lieutenant-colonel d'infanterie. Avec Sarrail, il négocie avec le roi de Serbie au nom de la France[9].
Une fois la guerre finie, il retrouve en un poste de sous-préfet à Saint-Jean-d'Angély, en Charente-Inférieure. Il n'y reste pas très longtemps car dès , il devient sous-préfet de Lunéville, en Meurthe-et-Moselle.
Il reste six ans à ce poste. En , il devient préfet, et est envoyé dans les Ardennes. Il est nommé en préfet de Loir-et-Cher[10], puis de Saône-et-Loire en 1932[11]. Il devient président de l'Académie de Mâcon[12].
Il achève sa carrière préfectorale à la préfecture des Bouches-du-Rhône, où il est nommé le [13]. Le , après l'engagement de Mussolini aux côtés de l'Allemagne nazie, il fait placarder sur les murs de Marseille une affiche demandant aux Italiens de sexe masculin âgés de plus de dix-sept et de moins de soixante de remplir une déclaration de loyalisme à la France, et de prendre l'engagement de répondre en toutes circonstances à l'appel des autorités françaises[14],[15].
Il est cependant révoqué le du fait de la loi du de cette année-là, qui dispose « nul ne peut être employé dans les administrations de l'État s'il ne possède pas la nationalité française, à titre originaire, comme étant né de père français »[16]. Dernier préfet des Bouches-du-Rhône de la Troisième République, il est remplacé par Frédéric Surleau, premier préfet du régime de Vichy.
Il est nommé au Conseil d'État après la guerre[17], puis obtient le rang de conseiller d'Etat honoraire[18].
En 1947, il est réintégré au corps des préfets en devenant préfet honoraire le [3].
Vie privée
Il se marie à Odette Sarrail, fille du général Maurice Sarrail, à Montauban[19]. Ils ont six enfants, dont un fils, Eric Bouët, qui devient président-directeur de la société Saint-Sauveur-Arras[20].
Il est ami avec Édouard Herriot, Joseph Paul-Boncour et Léon Blum[20]. S'intéressant au milieu des arts, il fréquente notamment Tristan Bernard, Henry Bernstein et Marcel Prévost[20]. Il est un admirateur d'Arthur Rimbaud[21], au sujet duquel il dédie un livre en 1928[22], et le considère dès sa mort comme un génie littéraire, chose peu commune dans les milieux littéraires de l'époque[23].
Hommages et distinctions
Il est nommé officier de l'Ordre national de la Légion d'honneur le . Il est promu commandeur le [6].