Paul Camboué

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Paul Camboué, né le et mort en juillet 1929 à Madagascar, est un missionnaire jésuite français, connu notamment pour ses activités annexes d'arachnologiste et d'entomologiste.

Jeunesse et études

Né le à Mont-de-Marsan, Paul Camboué étudie au lycée Saint-Joseph-de-Tivoli, tenu par les Jésuites. Bachelier à seize ans, il entame des études de droit qu'il termine en 1868 en prêtant serment comme avocat. Il participe à la guerre de 1870 en qualité de lieutenant[1].

Parcours jésuite

En , Paul Camboué entre chez les Jésuites de Toulouse. Il y fait ses études de philosophie, théologie, et est ordonné prêtre. En 1882, il est envoyé comme missionnaire à Madagascar, où il arrive le , et y reste la majeure partie des quarante-sept années suivantes, en plusieurs endroits différent, notamment Arivonimamo et Ambohibeloma[1],[2].

Travaux scientifiques

Le père Camboué est surtout connu pour ses travaux scientifiques, qu'il mène de front avec ses activités religieuses. Ainsi, il se passionne pour l'arachnologie et l'entomologie et écrit plusieurs ouvrages et traités sur la question. Dans les années 1880, il s'appuie sur les études de Vinson sur la Néphile dorée (également appelée nephila madagascariensis, ou, de son nom malgache, l’halabé) pour créer à Madagascar une machine permettant de récolter de grandes quantités de fil produits par cette araignée. En 1893, il envoie de nombreux spécimens de soie d'araignée, produite par cette néphile dorée au laboratoire lyonnais de la condition des soies ; quoique vivement intéressé par les échantillons, le laboratoire estime d'une part que ceux-ci sont en quantité trop faible pour pouvoir juger de l'intérêt industriel de la soie d'araignée, et d'autre part que les araignées malgaches ne s'acclimateront probablement pas au climat lyonnais[3]. S'il n'est pas le premier à penser utiliser les capacités de production de soie des araignées pour l'industrie textile (voir le mémoire de Bon de Saint Hilaire en 1709), il est le premier à imaginer un système industriel mettant en pratique ces capacités[4]. Cependant, l'exploitation de cette soie d'araignée se révèle à nouveau non rentable[5].

Reconnaissance et récompenses

L'Académie malgache le nomme membre associé le , et il devient membre titulaire le . Il est en outre membre correspondant de Académie des sciences de Paris[1].

Œuvres

Notes et références

Liens externes

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