Paul Chouta

journaliste, bloggeur, lanceur d'alerte camerounais From Wikipedia, the free encyclopedia

Paul Chouta est un web journaliste, blogueur et lanceur d'alerte camerounais. Il a été incarcéré pendant vingt-trois mois pour diffamations, puis libéré.

Nom de naissance
Paul ChoutaVoir et modifier les données sur Wikidata
A travaillé pour
CamerounWeb
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Paul Chouta
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Biographie
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Activité
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Lieu de détention
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Biographie

Enfance, éducation et débuts

Carrière

Il est responsable du desk du site CamerounWeb au Cameroun.

Le 1er février 2019, Paul Chouta est agressé à coups de couteau par trois personnes non identifiées alors qu’il sort de son domicile à Yaoundé[1] . L'agression est condamnée par les organisations de défense de la presse notamment Reporters sans frontières (RSF) et le Comité pour la protection des journalistes (CPJ)[2],[3].

Poursuites judiciaires

Le 28 mai 2019, cinq officiers de police interpellent Paul Chouta. Emmené au Secrétariat d’État à la défense (SED)[4], il est accusé, sur la base d'une vidéo, de diffamation, injures à la suite des plaintes formulées par l'écrivaine franco-camerounaise Calixthe Beyala[5].

L'arrestation est condamnée par des organismes internationaux de défense des droits des journalistes et des droits humains qui exigent sa libération[6],[7]. Son procès n'a pas eu lieu, les audiences étant reportées (quinze fois) au tribunal de première instance de Yaoundé[8]. D’après les notes rendues publiques par le Comité pour la protection des journalistes et son avocat Me Emmanuel Simh, la demande de libération du journaliste a été refusée[9].

Le président français Emmanuel Macron a été sollicité pour obtenir la libération de Paul Chouta[10].

En 2020, le cabinet d’avocats américain Debevoise & Plimpton et la Fondation Clooney pour la justice ont interpellé le  Groupe de travail des Nations unies sur la détention arbitraire du Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme (HCDH) pour demander la libération du journaliste et l’arrêt des poursuites qu’ils qualifient de disproportionné et inutile[11].

Le 18 mai 2021, le Tribunal de première instance du Mfoundi le condamne à 23 mois d’emprisonnement ferme avec une amende de 160 000 FCFA et des dommages et intérêts de 2 millions de FCFA, à payer avant sa libération. Deux jours plus tard, le 20 mai 2021, il est libéré[12],[13].

Réactions

Reporters sans frontières juge sa condamnation «extravagante et abusive»[13],[14],[15].

Notes et références

Voir aussi

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