Paul Cox (artiste)
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Paul Cox, né le à Paris, est un artiste, illustrateur, graphiste et scénographe français.
Famille et formation
Paul Cox naît le 8 avril 1959 dans le 20e arrondissement de Paris. Ses parents sont pianistes. Il commence le violon très tôt, tout en développant un intérêt pour la peinture[1]. Artiste autodidacte[2], Paul Cox fait des études d’histoire de l’art et de littérature anglaise. Après un mémoire sur Laurence Sterne, il passe l'agrégation avec succès, mais arrête très vite d’enseigner.
Carrière
Artiste pluridisciplinaire
Paul Cox préfère à l'enseignement, et parallèlement à la peinture, faire des livres pour les enfants, des affiches (notamment pour la Ville de Paris, 1997; l’Opéra de Nancy, 1996-2001; le Grand Théâtre de Genève, 2006-2007; Théâtre Dijon-Bourgogne, 2009-2013; Théâtre du Nord, 2014-2021[3]; Théâtre Nanterre-Amandiers, depuis 2021[4]), des illustrations de presse, des logos (Albin Michel Jeunesse, Seuil Jeunesse, De Vive Voix, Théâtre Dijon Bourgogne, la Joie par les Livres, Les Trois Ourses, la Petite Bibliothèque Ronde, Théâtre du Nord, Milleformes, Théâtre Nanterre-Amandiers), etc. Son intérêt grandissant pour les constructivistes et autres avant-gardes « qui faisaient de l’art à côté » l’encourage à poursuivre dans cette voie pluridisciplinaire.
Il est membre de l'AGI (Alliance Graphique Internationale) depuis 2003.
Décors de spectacles
Paul Cox travaille aussi pour la scène (décors et costumes) : L’Histoire du soldat, Opéra de Nancy, 1997. Depuis 2005, il conçoit les décors et costumes pour bon nombre de chorégraphies de Benjamin Millepied : Casse-Noisette, Opéra de Genève, 2005[5] ; Amoveo (musique de Philip Glass), Opéra Garnier 2006, 2009 ; Petrouchka, Grand Théâtre de Genève 2007 ; This Part in Darkness et Sarabande, Opéra de Lyon 2011 ; Sylphides et Spectre de la Rose, Grand Théâtre de Genève 2011 ; pour la comédie musicale d'Ivan Grinberg et Marc-Olivier Dupin, Robert le Cochon, Opéra Comique 2014 ; pour L’Opéra de Quatre Notes de Tom Johnson, mis en scène par Gilles et Corinne Benizio, Théâtre d’Amiens 2015 ; pour Longueur d’ondes de Bérangère Vantusso, Studio-Théâtre d’Ivry 2018 ; mise en peinture de Bouger les Lignes de Bérangère Vantusso, texte de Nicolas Doutey (création Festival d’Avignon 2021) ; iconogramme de Pierre et le loup, Orchestre national de Cannes, 2023.
Créateur de jeux
Paul Cox édite des jeux (Le Jeu de l’amour et du hasard et Sculptures alphabétiques), et se passionne pour toutes les techniques d’impression, qu'il utilise plus à des fins de production expérimentale que de reproduction, par exemple sa série de cartographies modulaires A Sentimental Journey et La Carte du tendre perpétuel, revisitées pour une de ses collections par Issey Miyake[6].
Paul Cox a entrepris la publication périodique de l’ensemble de son travail (peinture, travaux graphiques, etc.) sous forme de livre, dont le premier tome, Coxcodex 1, est paru en 2004 aux éditions du Seuil[7].
Le Centre Pompidou expose en 2005 son Jeu de Construction dont une première version a été présentée au musée de l’objet[8] à Blois puis à la galerie de l’école des Beaux-Arts de Nantes et en 2020-2021 au Centre Pompidou à Malaga en Espagne [9].
En 2006, Paul Cox crée un jeu de piste pour l'Abbaye de Fontevraud qui inaugure une collection de carnets de visite d'artistes (dirigée par Xavier Kawa-Topor) à laquelle collaborent les années suivantes Ange Leccia, François Place, Kveta Pacovska…
Le Lux Scène nationale de Valence[10] expose en 2007 une installation de toboggans intitulée Méthode.
Commandes
Paul Cox est invité à la Nuit Blanche à Paris en 2007 où il montre Par-dessus le marché. En 2008, il crée Exposition à faire soi-même dans le cadre d'une commande artistique de la Ville de Paris pour le 104 et expose ses Petites Folies à la galerie Florence Loewy, crée en 2012 pour le centre d'art de Chamarande le mobilier de sa bibliothèque.
Dessins d'observation
En 2013, Paul Cox expose Plans au Frac Dijon-Bourgogne et revient à l'Abbaye de Fontevraud pour une exposition Paysages qui présente son travail lié au dessin d'observation. En août de la même année, son exposition Flâneries au Studio Fotokino prolonge cette démarche avec un paysage à 360° occupant tout l'espace d'exposition. En 2014, réalisation d’une peinture murale à La Criée de Rennes pour l’exposition « aller dehors » et en 2015, Paul Cox réalise Aire de Jeu chez Fotokino à Marseille et au Centre Pompidou, puis à la Gallery G8 à Tokyo en 2016. En 2017, il expose l’installation Pièces, et Pour Voir au Centre Georges Pompidou. Le Château d’Oiron, centre d’art contemporain, lui demande d’investir les lieux avec Des Paysages au printemps 2018; toujours en 2018, il réalise une performance de peinture à quatre mains avec Benoît Bonnemaison-Fitte, dit Bonnefrite, au Centre Georges Pompidou. En 2018, il collabore avec la Ville de Clermont-Ferrand et le Centre Pompidou afin d'établir l'identité graphique du Centre d'initiation à l'art "mille formes"[11]. En 2019, il expose La Promenade au Musée royal de Mariemont, Chemin faisant au Salon d’Art à Bruxelles et Cammin facendo chez Corraini Arte Contemporanea à Mantoue, Italie; rétrospective au Itabashi Art Museum, Tokyo, Japon en 2021; Rollerscape au Douga Museum of Art, Okaya, Japon en 2022. En 2023, il décore Gabrielle, cloche réalisée par la Fonderie Cornille-Havard pour l’Abbaye de Fontevraud.
International
Paul Cox expose Embroideries à l’Arte Fiera de Verona (Italie) et Ricami chez Corraini Arte Contemporanea à Mantoue, Italie. En 2024, il réalise Fragments chez Engramme à Québec, ainsi que Morphée et Pavot dans le cadre de la biennale Les Forces du sommeil à Québec, commissariat Marie Muracciole, expose Aliénorama, peinture de huit mètres sur vingt, à l’Abbaye de Fontevraud et montre Microspective: Miscellanea #1 et Miscellanea #2 à la galerie Don et à la galerie Okraje, à Tabor, en République tchèque. En 2025, il présente Wallbook, peinture murale, à la Fondazione Del Monte à Bologne (Italie).
