Paul Delesalle

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Paul Delesalle, né le à Issy (Hauts-de-Seine)[1] et mort le à Palaiseau (Essonne), est un ouvrier ajusteur-mécanicien, libraire, journaliste et homme politique français.

Militant anarchiste puis dirigeant et théoricien syndicaliste révolutionnaire dans la période précédant la Première Guerre mondiale, il adhère au Parti communiste français (PCF) pour le quitter par la suite et rejoindre à la Section française de l'Internationale ouvrière (SFIO).

Formation et militantisme

Maurice Paul Delesalle est le fils de Louis Célestin Victor Delesalle, mécanicien, et de Claire Colpin, couturière en robes[1].

Paul Delesalle vers 1900.

Très jeune, il s’oriente vers l’anarchisme. Sa participation au mouvement libertaire, à Paris, est attestée à partir de 1891. En 1893, il adhère à la Chambre syndicale des ouvriers en instruments de précision de Paris. Il milita dans l'organisation syndicale.

Proche de l'anarchiste Jean Grave, il rejoint en mai 1897 la rédaction des Temps nouveaux, puis devient secrétaire adjoint de la Fédération des Bourses du travail, en même temps que secrétaire adjoint de la CGT. Il participe au congrès d'Amiens à l'écriture de la charte d'Amiens et est considéré comme un des fondateurs du syndicalisme révolutionnaire.

Jean Grave l'exclue des Temps nouveaux à la suite d'une chronique publiée le 5 mai 1906 par Delesalle que certains lecteurs désapprouvèrent, parce qu'émaillée de « saillies antisémites ». Il est remplacé par Amédée Dunois.

Delesalle devient alors éditeur. Il ouvre peu avant janvier 1907 une librairie militante sous l'enseigne La Publication sociale, au 46 rue Monsieur-le-Prince. Georges Sorel, qui fut son ami dès 1903, s'y rendait souvent pour causer.

Il publie de nombreux ouvrages et brochures syndicalistes et anarchistes jusqu'à sa mort

Retrait de la vie politique

Ébloui par la révolution russe, il adhère au Parti communiste à ses débuts, tout en restant syndicaliste révolutionnaire et libertaire, puis le quitte rapidement. En 1932, victime d'une crise dépressive, il vend sa librairie et se retire dans une modeste maison à Palaiseau, où, entouré de ses livres, il se consacre à des ouvrages d'histoire sociale[2].

De 1935 à 1944[réf. nécessaire], il est adhérent de la SFIO[3].

L'historien français Jean Maitron lui a consacré en 1985 une biographie[4].

Sa sœur cadette, Marguerite Delesalle, fut une actrice de théâtre célèbre sous le nom de Monna Delza.

Écrits

Bibliographie

Annexes

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