Paul Didier (homme politique)
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Paul Didier, né à Varangéville[1] vers 1858[2] et mort en janvier 1903[3] à Paris, est un enseignant et homme politique français.
Famille
Fils de Paul Didier, maire républicain de Varangéville[1] de 1880 à 1884, Paul Didier étudie à l'École normale supérieure, au sein de la même promotion que Jean Jaurès et Maurice Barrès, et obtient l'agrégation de chimie en 1881 ainsi que son doctorat ès sciences lui permettant d'entamer une carrière de professeur au lycée Louis-le-Grand[4].
Il est révoqué de ses fonctions d’examinateur au concours d’entrée à Saint-Cyr en 1892 pour motifs politiques, notamment en raison de sa proximité avec le député radical-socialiste Ferdinand Théron dont il était le gendre. Il écrira alors : « Ma nomination à Saint-Cyr avait porté à son paroxysme certaines rancunes électorale ; je n'avais pas commencé mes examens, m'a-t-on dit, que préfet, députés, sénateurs, faisaient des démarches contre moi »[5].
Alors proche de Maurice Barrès avec qui il avait étudié, celui-ci le soutient après sa révocation et l'aide la même année à mener campagne comme républicain dans le canton de Saint-Nicolas[6] pour le poste de conseiller général.
Il meurt en janvier 1903, 5 rue de la Santé, et est enterré à Moux dans l'Aude[3].
Il est le mari de la fille du député radical-socialiste Ferdinand Théron et le père de Paul Didier, résistant et magistrat connu pour avoir refusé de prêter serment au Maréchal Pétain en 1940.
