Paul Gloxin
From Wikipedia, the free encyclopedia
Paul Gloxin est un homme politique français né le à Strasbourg (Bas-Rhin), où il est mort le . Négociant à Strasbourg, il est membre de la commission départementale en . Il est député du Bas-Rhin de 1848 à 1849, siégeant à gauche.
Paul Édouard Gloxin naît le à Strasbourg. Sa mère s’appelle Marguerite Catherine Osterried et son père, Jean Christophe Gloxin, exerce la profession de négociant. Ce dernier meurt le , ce qui amène Paul Gloxin à aller travailler dans l’entreprise de son oncle Guillaume Frédéric Gloxin, située à Nancy. À cette époque il est un partisan de Benjamin Constant et de la monarchie parlementaire[1].
Il revient en Alsace en 1833, quand il fonde à Strasbourg la maison Gloxin-Deligny, plus ancienne entreprise de négoce en houblon et garance de la région. Le , il épouse à Nancy Marie Cécile Catherine Barré. Déçu par le règne de Louis-Philippe, il s’éloigne des monarchistes et se range dans le camp républicain, avec lesquels il participe aux manifestations demandant la réforme électorale. Au printemps 1848, il participe également à la répression des pogroms agitant alors les régions de Brumath et Marmoutier[1].
Dans le même temps, il siège à partir du à la commission départementale du Bas-Rhin, puis est élu député du Bas-Rhin le . Il siège à gauche à l’Assemblée constituante et fait partie du comité du commerce et de l’industrie. Au cours de son mandat, il vote notamment pour le bannissement de la famille d’Orléans, pour les poursuites à l’encontre de Louis Blanc et Marc Caussidière, ainsi que contre l’abolition de la peine de mort, l’impôt progressif, la proposition Rateau, l’interdiction des clubs et l’expédition de Rome. Il n’est pas réélu aux élections de [2].
Après sa défaite aux élections, Paul Gloxin se retire de la vie politique et refuse notamment de s’associer au coup d'État du 2 décembre 1851. Il fonde en 1852 la banque Édouard Gloxin et Cie, dont le siège est installé au 4, place Saint-Pierre-le-Jeune. Il adhère toutefois au comité antiplébiscitaire en . Il meurt à Strasbourg peu de temps après, le [1].
