En 1922, il obtient le titre de docteur en médecine à Bordeaux, après avoir soutenu sa thèse de doctorat le , Crèches et chambres d'allaitement à Bordeaux. Leur évolution nécessaire.
En 1925, la famille Hautechaud s’installe à Fervaques. Très actif, il ne tarde pas à participer à l’activité de plusieurs associations, à commencer par la Société Sportive, dont il devient le président de 1926 à 1928. Puis il cède la place pour s’occuper de la Société des Anciens Combattants.
Il est élu au conseil municipal de sa commune en 1926, en remplacement d’un conseiller démissionnaire. En 1929, il est réélu.
Il accepte d’être le vice-président de la Société des Anciens Combattants, de 1931 à 1938.
Début 1941, le docteur Hautechaud crée un réseau, qui réunit, au début : Henri Beaudet, agriculteur à Notre-Dame-de-Courson ; Suzanne Septavaux ; Emmanuel des Georges.
Début 1942, le réseau s’implante fortement à Lisieux, sous la responsabilité de Roland Bloch « Hugo », un ancien condisciple de son fils au collège Marcel Gambier. En mai, Paul Hautechaud reçoit la visite de Robert Kiffer « Raoul », ancien agent du réseau de renseignements INTERALLIÉ de Roman Czerniawski « Armand ». Raoul, qui a accepté de travailler pour Hugo Bleicher de l’Abwehr, a reçu la mission d’infiltrer la Résistance en Normandie. En septembre, le docteur Hautechaud soigne un soldat anglais, Graham Hayes[1]. Une fois rétabli, le soldat doit rentrer en Angleterre. Le , selon le plan établi pour cela (via l’Espagne), Paul Hautechaud et Suzanne Septavaux l’amènent à la gare de Lisieux et, en confiance, le remettent à Robert Kiffer « Raoul » et Robert Goubeau « Bob ». À l’arrivée à la gare Saint-Lazare, ces derniers livrent Graham Hayes à Hugo Bleicher « Monsieur Paul », assisté de Jean-Louis Ortet « Armand », les agents de l’Abwehr. Graham Hayes sera fusillé le .
Le , il porte assistance à un aviateur canadien blessé rescapé d’un bombardier tombé à Notre-Dame-de-Courson. Dénoncé, il est arrêté le .
Il est torturé par le Sipo-SD de Caen, puis interné à la prison de Caen jusqu'au , où il est transféré au camp de Royallieu, près de Compiègne, d’où il est déporté à Buchenwald par le train du , où il meurt de maladie et d’épuisement le .
« The President of the United States of America has directed me to express to Paul François R. Hautechaud the gratitude and appreciation of the American people for gallant service in assisting the escape of Allied soldiers from the enemy» (Dwight D. Eisenhower, General of Army, Commanding General United States forces European Theater)
↑ Graham Hayes a participé à une opération, AQUATINT dans la nuit du 12/13 septembre. L’opération a échoué: sur les onze membres de l’équipe venue par bateau sur les côtes près de Sainte-Honorine-des-Pertes, les Allemands en ont tué trois et arrêté sept. Graham Hayes est le seul rescapé. Hébergé chez Suzanne Septavaux au Pin, il y est tombé malade.
Sources et liens externes
Gérard Fournier et André Heintz, Opération AQUATINT 12-, collection « Des Souvenirs et des Hommes », OREP éditions, 2005, (ISBN2-912925-64-9)
Marie-Josèphe Bonnet, Les voix de la Normandie combattante, Été 1944, Édition Ouest-France, 2010.