Paul Jouffrault
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Service historique de la Défense (GR 13 YD 520)[1] |
Paul Jouffrault est un général de l'Armée française et résistant né le à Montpon-sur-l'Isle (Dordogne) et décédé le au camp de concentration de Natzweiler-Struthof.
Il est le fils de Camille Jouffrault.
Diplômé de L'École Militaire de Saint-Cyr en 1909 (promotion Centenaire de l'École)[2], Paul Jouffrault sert dans l'armée française durant l'intégralité de la Première Guerre mondiale et accèdera au grade de colonel en 1937[3].
Commandant à Senlis du 4e régiment de spahis marocains de 1936 à 1940, Paul Jouffrault prend part à la tête de la 1re brigade de spahis aux combats contre les troupes allemandes au Luxembourg puis en France durant les mois de -. Il est par la suite promu au grade de Général de brigade commandant le territoire d'Oujda au Maroc, au sein de l'Armée d'armistice. Il occupera ce poste jusqu'à fin , date de mise en retraite par le régime de Vichy. Dès son retour en métropole, il rejoint avec son fils Frédéric Jouffrault la Résistance à l'état-major de l'Organisation civile et militaire comme responsable de l'Armée Secrète du Sud-Ouest[4].
Paul Jouffrault est à ce titre arrêté par la Gestapo le [5] et emprisonné à Poitiers. Il est ensuite déporté le de Paris (gare de l'Est) vers le camp de Natzweiler-Struthof. Interné classé « NN » (Nacht und Nebel)[6] sous le matricule 7874, il y décède le [7]. Il est déclaré « mort en déportation »[8].
Son fils Frédéric Jouffrault, également déporté aux camps de Natzweiler-Struthof puis de Dachau, survivra lui à sa détention[9].