Paul Knochel

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Paul Knochel a fait ses études de chimie à l’IUT (Institut Universitaire de Technologie) de Strasbourg, puis à l’ENSCS (École Nationale Supérieure de Chimie de Strasbourg). De 1979 à 1982, il a effectué sa thèse intitulée « Nitroallyl-halogenide und –ester als effiziente Verknüpfungsreagenzien » à l’ETH (Eidgenössische Technische Hochschule) Zurich (Suisse) dans le groupe du Prof. Dieter Seebach. Il a ensuite passé 4 années au CNRS (Centre National de la Recherche Scientifique) à l’Université Pierre et Marie Curie à Paris dans le groupe du Prof. Jean-François Normant. Pendant cette période, il a étudié des réactions de carbozincation utilisant des réactifs allyliques et préparé des composés bimétalliques portant deux métaux différents (Lithium, Magnésium ou Zinc) sur le même atome de carbone. Il a par la suite rejoint le laboratoire du Prof. Martin F. Semmelhack pour un stage post-doctoral au cours duquel il a travaillé sur l’utilisation des complexes indoles-chrome en synthèse organique. En 1987, il a accepté une position de Professeur assistant dans le Département de Chimie de l’Université du Michigan à Ann Arbor (MI, USA) où il a développé les premières méthodes de préparation d’espèces organométalliques polyfonctionnelles du zinc. En 1991, il a été promu Professeur au sein de cette même Université avant de s’installer, en 1992, à Marbourg (Allemagne) où lui a été proposé un poste de Professeur de chimie organique dans le Département de Chimie de l’Université « Philips-Universität ». Il y a poursuivi ses travaux sur la chimie des organozinciques polyfonctionnels et leur emploi en synthèse asymétrique. En 1999, il se voit offrir une position de Professeur de chimie organique à l’Université de Munich (Ludwig-Maximilians-Universität – LMU)[1],[2] qu’il occupe encore en 2019. Il y a développé de nouvelles méthodes de préparation d’espèces organométalliques polyfonctionnelles ainsi que de nombreuses méthodes synthétiques utilisant des réactifs ou catalyseurs organométalliques.

Œuvre scientifique

Paul Knochel a développé une série de nouvelles méthodes de préparation d’espèces organométalliques polyfonctionnelles du zinc[3] et du magnésium, mais également de nombreux autres métaux comme le cuivre, l’aluminium[4], le manganèse, l’indium, le fer, le lanthane et le samarium. De plus, il a mis en évidence le fait que les sels de lithium catalysent un nombre important de réactions organométalliques, notamment l’addition oxydante d’un métal comme le magnésium[5],le zinc[6], l’indium, le manganèse ou l’aluminium sur un halogénure organique. Il a montré que l’emploi de dérivés du lithium (chlorure, acétylacetonates ou alcoolates)[7],[8] catalyse l’échange halogène-métal dans la préparation d’organomagnésiens[8] et d’organozinciques. Par ailleurs, il a synthétisé une série de nouvelles bases métalliques encombrées dérivées de la tétraméthylpipéridine permettant des activations C-H de systèmes insaturés aromatiques et hétérocycliques[9],[10]. Il a également conduit des recherches sur une série de réactions de couplage mixte diastéréosélectives catalysées par le palladium, le fer, le cobalt[11] ou encore le chrome. Il est parvenu à augmenter considérablement le champ d’application de ces réactions en synthèse organique grâce à la chimie en flux continu[12],[13],[14],[15],[16],[17]. Il a aussi mis en place une méthodologie synthétique de préparation de lithiens[18],[19],[20], de zinciques et d’organocuprates avec une haute énantiosélectivité et a démontré l’utilité de cette méthode pour préparer des phéromones[18] contenant jusqu’à cinq centres chiraux. Par l’emploi d’additifs comme du pivalate de zinc ou de magnésium, il lui a été possible de préparer des organozinciques possédant une grande stabilité vis-à-vis de l’air et de l’humidité[15],[21].

Honneurs et distinctions

Notes et références

Liens externes

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