Paul Pierre François Parraud, usuellement Paul Parraud, est né à Marseille le . Il est le fils d'Antoine Perraud, comptable, et de Gilberte Crusson, fonctionnaire. Il est un ancien élève du lycée Thiers de Marseille où il prépare le concours d'entrée à l'École polytechnique qu'il intègre en 1958. Il est aussi docteur en aérodynamique[1].
À sa sortie de Polytechnique, il intègre l'école d'application de l'artillerie en 1961. Officier au 20erégiment d'artillerie en 1961, il est stagiaire chercheur à l'institut de mécanique des fluides à Marseille de 1963 à 1968, puis de 1968 à 1972 commandant au 73erégiment d'artillerie[1].
Arme nucléaire
Paul Parraud est appelé à suivre les cours de l’École supérieure de guerre en 1973. Il est nommé en 1974 chef de division à la direction des recherches et moyens d'essais, puis en 1977 responsable de sécurité au 4erégiment d'artillerie nucléaire[1].
Il devient directeur général de l'École polytechnique entre 1988 et 1993. Il travaille à la réforme de l'École; cette réforme est appelée pudiquement «schéma directeur»[2]. Les élèves de la promotion 1987 s'opposent à lui et à sa réforme, dénoncent un «bourrage de crâne» et éprouvent un «malaise»; le général Parraud a des difficultés à calmer cette «petite rébellion»[3]. Il travaille cependant à définir ce nouveau schéma directeur, avec Bernard Esambert, qui le qualifie de «grand polytechnicien humaniste»[4]. Il reste plus longtemps que prévu à la tête de l'École, pour aider celui-ci à mettre en place la réforme entamée[5].
Le général Parraud est aussi l'un des fondateurs de l'Institut méditerranéen des cindyniques, créé en 1998. Il préside cet institut jusqu'en 2007, et contribue à faire connaître les «sciences du danger»; son successeur est Christian Poujardieu[7].
Il est aujourd'hui correspondant de l'association des anciens élèves et diplômés de l'École polytechnique dans les Bouches-du-Rhône[8].