Paul Robert-Houdin
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| Naissance | |
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| Décès | |
| Nom de naissance |
Paul Bernard Eugène Robert-Houdin |
| Nationalité | |
| Formation | |
| Activités | |
| Père |
Georges Émile Robert-Houdin |
| Mère |
Pauline Eugénie Victoire Christophini |
| Conjoint |
Jeanne Marie Ernestine Meunier |
| Enfant |
Brigitte Robert-Houdin Inès Robert-Houdin |
| Parentèle |
Jean-Eugène Robert-Houdin (grand-père paternel) |
| Membre de |
Syndicat professionnel des architectes de Loir et Cher Société astronomique de France |
|---|---|
| Distinctions |
Paul Robert-Houdin, né le à Versailles et mort le à Cellettes, est un architecte des monuments historiques et conservateur de château français.
Il est connu pour avoir réalisé le premier spectacle son et lumière au monde, en 1952 au Château de Chambord. Il est également considéré par certains comme un pionnier de l'Architecture de la nuit (en)[réf. nécessaire].
Paul Robert-Houdin est né le à Versailles[1],[note 1].
Il se forme à l'École spéciale d'architecture[2] et aux Beaux-Arts de Paris[3]. Il rejoint également la Société astronomique de France[4],[5].
En , il remporte le concours pour le Musée océanographe de Biarritz[6].
Après l'Exposition universelle de 1937, il est nommé chevalier de la légion d'honneur pour les différents travaux effectués[7],[8]. En 1952, il est promu officier[9].
En , il est nommée architecte en chef de la reconstruction de Blois. Son projet est lui approuvé en . En , le Commissariat technique à la reconstruction immobilière de Vichy lui préfère le parisien Charles Nicod[10].
De 1945 et 1957 il supervise les plans de la reconstruction de l’îlot entre la rue Gaston d'Orléans et l’avenue Wilson, détruit après la guerre[11]. Il est responsable des premiers plans de reconstruction de Blois de l'après-guerre[3].
Entre 1944 et 1946, Paul Robert-Houdin commence un recensement, désormais perdu, des édifices anciens de Blois[12].
Dans les années 1950, il est conservateur du Château de Chambord. C'est en 1952, au château qu'il invente le premier spectacle Son et lumière, permettant de faire revivre le château la nuit[13],[14]. Il s'entoure de l'historien André Castelot, du compositeur Georges van Parys et rédige un spectacle sur l'histoire de Chambord[15],[16].
L'année suivante, en 1953, il inaugure le Jardin enchanté, au Château de Villandry, dans la commune éponyme, en Touraine. Il s'agit s'un spectacle de son et lumière mettant en scène l'histoire nationale[17].
En 1962, il exporte ses spectacles à l’international, comme au Portugal avec le Monastère des Hiéronymites, ou à Philadelphie, à l'Independence Hall pour le premier son et lumière américain[18].
En 1966, il ouvre le Musée Robert-Houdin dans l’actuelle Hôtel de Ville de Blois, préambule de la maison de la magie Robert-Houdin. Il crée aussi le Centre international de la magie. A son décès sa femme lègue sa collection à la ville[19].
Il est également conservateur des châteaux de Blois, de Chaumont, de Fougères et de Talcy[2].
Paul Robert-Houdin meurt le à Cellettes à l'âge de 81 ans[1].
Œuvre
Architecture
- 1929 - 1933 : agrandissement des Grand magasin des Galeries modernes à Blois[20].
- 1932 Rénovation du Château de Fougères-sur-Bièvre[21]
- 1934 : Station de tramway Victor-Hugo à Blois[20].
- 1937 :
Observatoire de Haute-Provence à Saint-Michel-l'Observatoire[2]. - 1937 : Auberge de jeunesse du Boulevard Kellermann[22].
Dates inconnues
- Cinéma le Capitole à Blois[2].
- Divers bâtiments à Blois[note 2].
- Nouvelle prison de Blois[2].
- Océanographe de Bizarritz[6].
Spectacle son et lumière
- 1956 : Sainte Jeanne de Domremy (avec Yves Jamiaque, Georges Delerue)[23].
- 1962 : Night by the Tagus at the Monastery of Jerónimos
Ouvrage
- Paul Robert-Houdin (photogr. Frédérique Duran), La féérie nocturne des Châteaux de la Loire, Hachette, , 116 p.[note 3],[24]
- Les Annales Juillet 1954 Nouvelle série n°45
- Pierre Gascar et Paul Robert Houdin[note 4] (photogr. André Martin), Le Château de Chambord, coll. « Le génie du lieu », , 117 p., 23,5 × 26 cm[25].
Vie privée
Il est le petit-fils du prestidigitateur Jean-Eugène Robert-Houdin. Défenseur de la mémoire de celui-ci[3], il participe en 1935 à l’inauguration d'une plaque commémorative Robert-Houdin en compagnie de Georges Méliès[26].
Son père est issu du second mariage de Robert-Houdin[27].
Il est le fils de Georges Émile Robert-Houdin (1851-1925), artiste peintre et de Pauline Eugénie Victoire Christophini (1860-1945)[28].
Il se marie le à Paris avec Jeanne Marie Ernestine Meunier (1908-). Il est le père de deux filles, Brigitte et Inès[28].