Paul Sebag
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Nathan Paul Sebag |
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Paul Sebag (arabe : بول صباغ), né le à Tunis et mort le à Paris 12e[1], est un sociologue et historien franco-tunisien.
Résistance
Après avoir commencé à Paris des études de droit et de philosophie interrompues par la Seconde Guerre mondiale et les lois anti-juifs du régime de Vichy, Paul Sebag rentre en Tunisie et prend une part importante à l'action clandestine du Parti communiste tunisien (PCT) contre les partisans de Vichy.
Arrêté et torturé, il est condamné par un tribunal de Bizerte aux travaux forcés à perpétuité. Toutefois il ne passe que dix mois en prison. Libéré au lendemain du débarquement des alliés en Afrique du Nord, le , il reprend son activité politique au sein du PCT dans l'illégalité.
Journalisme et enseignement
En 1943, après la Libération, il devient journaliste et assure la rédaction du journal du parti. Il achève ensuite ses études et devient, de 1947 à 1957, professeur de lettres au lycée Carnot de Tunis. Il publie parallèlement plusieurs études de sociologie urbaine qui l'amènent à enseigner à l'Institut des hautes études de Tunis puis à la faculté des sciences humaines et sociales de Tunis.
En 1977, en raison du non-renouvellement de son contrat par les autorités tunisiennes, il obtient un poste à l'université de Rouen, où il exerce pendant deux ans avant de faire valoir ses droits à la retraite. Il se consacre alors à son travail d'historien et publie divers ouvrages consacrés notamment à l'histoire de Tunis et à celle des Juifs tunisiens.
Hommages
En 1994, il est décoré de l'ordre du Mérite culturel tunisien.
Un volume de mélanges posthumes est publié en son honneur en 2008[2].
