Paul Van Riper

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Paul K. Van Riper (né le 5 juillet 1938) est un lieutenant-général du corps des Marines des États-Unis à la retraite. Vétéran des combats, il a reçu à deux reprises la Silver Star pour ses actes héroïques durant la guerre du Vietnam. Au moment de sa retraite, il commandait la 2e division de Marines et le Marine Corps Combat Development Command (en) à Quantico, en Virginie.

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Paul K. Van Riper
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Biographie

Paul K. Van Riper naît le 5 juillet 1938 à Brownsville (Pennsylvanie). Il a un frère jumeau, James[1].

À l'automne 1956, il s'enrôle dans la United States Marine Corps Reserve et suit une formation de recrue au Marine Corps Recruit Depot Parris Island, en Caroline du Sud. Il rejoint le cours d'officier en juin 1963 et est nommé sous-lieutenant en novembre 1963. Il termine l'école de base à la base des Marines de Quantico et reçoit sa première affectation au 1er bataillon, 8e régiment de Marines (en), 2e division de Marines, où il sert comme commandant de section et officier exécutif de compagnie[2].

Fin 1965, Van Riper sert en République du Vietnam comme conseiller auprès du Corps des Marines vietnamien. Blessé lors d'une attaque contre une mitrailleuse de l'Armée populaire vietnamienne dans une rizière près de Saïgon, il est évacué le 7 février 1966. Van Riper est ensuite instructeur à l'école de formation de base, puis élève à l'école de guerre amphibie. Il est par la suite affecté de nouveau en République du Vietnam, cette fois comme commandant de compagnie et officier adjoint aux opérations au sein du 3e bataillon du 7e régiment de Marines (en), 1re division de Marines. Il commande la compagnie Mike de ce bataillon au Sud-Vietnam en 1968[3].

Désormais lieutenant-colonel, Van Riper suit les cours du Collège de commandement et d'état-major de la Marine (Naval War College) d'août 1977 à juin 1978 et obtient une maîtrise. Il sert ensuite en Égypte, en Israël, au Liban et à Okinawa. De 1979 à 1981, il est colonel et commande la caserne des Marines de la base aéronavale de Cecil Field (en), en Floride. D'août 1981 à juin 1982, il suit les cours de l'école de guerre de l'armée de terre à Carlisle, en Pennsylvanie. De mai 1983 à août 1984, il prend le commandement du 2e bataillon du 7e régiment de Marines (en), puis celui du 4e régiment de Marines de juin 1985 à décembre 1986. De janvier à mars 1991, il sert brièvement au sein de l'état-major du MARCENT/ I Marine Expeditionary Force lors des opérations Desert Shield et Tempête du désert de la Guerre du Golfe. Du 25 juin 1991 au 3 avril 1993, il commande la 2e division de Marines à Camp Lejeune[4]. Il cède ensuite son commandement au major-général Richard I. Neal (en).

De retour à Washington, D.C., Van Riper occupe les fonctions de chef d'état-major adjoint chargé du commandement, du contrôle, des communications et de l'informatique, ainsi que de directeur du renseignement du Corps des Marines d'avril 1993 à juillet 1995. Il est promu lieutenant-général et prend ses fonctions à son dernier poste le 13 juillet 1995.

Van Riper prend sa retraite le 1er octobre 1997. Il est décoré de la Navy Distinguished Service Medal lors de sa cérémonie de départ à la retraite[5].

Après la retraite

Van Riper joue le rôle du commandant de l'équipe rouge lors du jeu de guerre Millennium Challenge 2002. Il a ainsi facilement coulé un groupe aéronaval entier dans la simulation avec une équipe « rouge » du Moyen-Orient inférieure en termes de moyens, au cours des deux premiers jours[6].

Van Riper adopte une stratégie asymétrique. Il utilise notamment des méthodes éprouvées pour déjouer le réseau de surveillance électronique sophistiqué de son adversaire : des messagers virtuels à moto pour transmettre instantanément des ordres aux troupes de première ligne, des signaux lumineux de la Seconde Guerre mondiale pour le lancement d'avions sans communications radio, et des bateaux de pêche comme plateformes de lancement pour des missiles antinavires dont le poids dépasse celui des plateformes elles-mêmes.

Dès le deuxième jour de l'exercice, il déploie une flotte de petites embarcations pour déterminer la position de la flotte adverse. Lors d'une frappe préventive, il lance une salve massive de missiles de croisière qui sature les capteurs électroniques des forces bleues et détruit seize navires de guerre, dont un porte-avions, dix croiseurs et cinq des six navires amphibies. Un succès équivalent dans un conflit réel aurait entraîné la mort de plus de 20 000 militaires.

Peu après cette offensive de missiles de croisière, une autre partie importante de la marine adverse est « coulée » par une armada de petites embarcations rouges, qui mènent des attaques conventionnelles et suicides, profitant de l'incapacité des forces bleues à les détecter aussi efficacement que prévu.

La défaite de l'équipe bleue peut être attribuée à diverses lacunes dans les capacités et la conception de la simulation, qui ont considérablement entravé les capacités de combat et de commandement des forces bleues. On peut citer, par exemple : un délai dans la transmission des renseignements aux forces bleues par le maître de la simulation, divers dysfonctionnements qui ont limité les capacités de défense rapprochée des navires bleus, et une erreur dans la simulation qui a placé les navires à une distance irréaliste des ressources rouges[7],[8].

Après la relance de la simulation avec des paramètres différents, Van Riper affirme que le jeu de guerre a été truqué afin de valider à tort la doctrine en vigueur au sein de l'US Navy[9].

Il critiquera également par la suite les plans d'occupation de l'Irak et leur mise en œuvre après la guerre d'Irak. Le 24 avril 2006, il se joint à plusieurs autres généraux à la retraite pour demander la démission du secrétaire à la Défense américain de l'époque et architecte de la guerre d'Irak, Donald Rumsfeld[10].

Van Riper réside actuellement à Williamsburg (Virginie).

Notes et références

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