Paul Vichard

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Nom de naissance
Paul Eugène Vichard
Surnom
Grandjean
Paul Vichard
Biographie
Naissance
Décès
Nom de naissance
Paul Eugène Vichard
Surnom
Grandjean
Nationalité
Activité
Autres informations
Organisation

Paul Vichard, né le 14 avril 1835 à Saint-Dié-des-Vosges et mort le à Paris 9e, est un journaliste, militant socialiste et communard français.

Républicain et communard

Né en avril 1835 à Saint-Dié-des-Vosges, Paul Vichard participe jeune à l'agitation républicaine en manifestant contre le coup d'État du 2 décembre 1851.

Célibataire, il fut, sous l'Empire, directeur de la compagnie générale des assurances agricoles et contre l’incendie de l’arrondissement de Saint-Dié[1]. Durant la guerre de 1870 contre la Prusse, il quitta son emploi et s’engagea en octobre dans un corps franc, puis prit part à la Commune de Paris durant laquelle il se vit confié comme colonel le commandement du fort de Bicêtre[1]. Après la Semaine sanglante, par contumace, le 6e conseil de guerre le condamna, le 10 septembre 1872, à la déportation dans une enceinte fortifiée. Exilé à l'étranger, il fut, le 5 décembre 1873, accusé de malversation par la cour d'assise des Vosges qui le condamna à dix ans de réclusion[1].

Militant de l'Association internationale des travailleurs (AIT)

Par la suite, Vichard intégra l'Association internationale des travailleurs (AIT) dont il fut délégué lors du congrès tenu à La Haye du 2 au 7 septembre 1872 ; il représentait, avec Dumont, Lucain, Swarm (Dentraygues), Vilmot et Walter (Van Heddeghem) les sections françaises[1]. Il fit partie de la commission de cinq membres, Cuno (Allemand), Roch Splingard (Belge) et les Français Lucain et Walter, nommée pour enquêter sur l’activité de Bakounine. Il vota avec la majorité pour son exclusion. Après le Congrès, le Conseil fédéral anglais, par déclaration de Hales au Congrès de Londres du 26 janvier 1873, fit savoir que Vichard n’était pas membre de l’Internationale[1].

Après avoir vécu à Londres où il fit le commerce des grains, Vichard s'installa à Bruxelles en juillet 1878 où il travailla comme négociant en sucres[1]. Il fut le « compagnon intime de Jules Vallès »[2]. En décembre 1878, il devint rédacteur en chef de La Vie bruxelloise[1]. Il obtint la remise de sa peine en 1879 mais, en avril 1882, il fut livré par la Belgique aux autorités françaises qui le firent comparaître en décembre devant la cour d’assises de Nancy qui reconnut son innocence[1].

Boulangiste

Après avoir côtoyé le groupe de journaliste affiliés au journal Le Citoyen et la Bataille de Prosper-Olivier Lissagaray (il fut le témoin de Léon Maës lors de son duel avec Émile Massard)[3], il adhère au mouvement boulangiste dont il devient « l'homme fort » à Saint-Dié[4]. Il participe à des meetings notamment avec Charles-Ange Laisant et Georges Laguerre[5].

Il meurt en mai 1907.

Notes et références

Bibliographie

Liens externes

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