Il se destine de bonne heure à la carrière militaire et rentre à l'École militaire de Saint-Cyr. Officier à l'âge de 21 ans, il parvient au grade de capitaine, puis donne sa démission en 1867. Il se marie alors avec Marie Louise Pauline Léonie de Ségur et s'installe à Mescoules, au château de la Pleyssade[1]. Pendant la guerre de 1870, de Chadois, chef de bataillon, puis lieutenant-colonel, puis colonel dirige le 22erégiment de marche des Mobiles de la Dordogne[1]. Lors de la bataille de Coulmiers, il est blessé le et il est décoré de la Légion d'honneur[1].
Aux élections pour l'Assemblée nationale, le , il devient représentant de la Dordogne (jusqu'en 1875), fait partie du centre gauche, dont il devient l'un des vice-présidents, et soutient la politique de Thiers. Il prend une part active à la discussion des lois militaires en 1872.
Candidat pour un siège de sénateur inamovible, le colonel de Chadois est élu par l'assemblée, le . Il siège au centre gauche du Sénat jusqu'à son décès en 1900.
Bernard Lachaise, «Chadois Marie-Antoine Marie Paul Gabriel de 1830-1900», dans Jean-Marie Mayeur et Alain Corbin (dir.), Les immortels du Sénat, 1875-1918: les cent seize inamovibles de la Troisième République, Paris, Publications de la Sorbonne, coll.«Histoire de la France aux XIXeetXXesiècles» (no37), , 512p. (ISBN2-85944-273-1, lire en ligne), p.263-265.