Paule Gil Cano naît le à Vera dans une famille pauvre. Son père abandonne sa famille à la naissance de Paule, qui est la plus jeune de six frères et sœurs. Comme la mère n'a pas les moyens de s'occuper de tous ses enfants, elle doit laisser Paule à la maison de la Miséricorde de Carthagène dirigée à partir de 1864 par les Filles de la Charité. Elle y passe toute son enfance et son adolescence[1].
Le , des pluies torrentielles s'abattent de nuit sur Murcie et font déborder le fleuveSegura. La tragédie fait 761 morts. (Cette inondation est appelée inondation de Sainte Thérèse(es) car elle a eu lieu dans la nuit du 14 au , jour de la sainte Thérèse[2]). La maison de miséricorde de Carthagène reçoit une demande d'assistance. Paule arrive à Murcie le et commence à apporter son aide; avec quelques dames de la ville, elle crée un refuge pour les orphelines[3]. Avec les conseils et le soutien du Père franciscain Francisco Manuel Malo, elle fonde les sœurs franciscaines de la Très Pure Conception et prononce ses vœux le avec deux autres compagnes, étendant leurs services à toutes sortes de personnes dans le besoin[4].
La congrégation fonde des maisons à Alicante, Ciudad Real, Jaén, Málaga, Tolède et Madrid. Lors de l'épidémie de choléra à Murcie en 1885, neuf sœurs se portent volontaires pour prendre soin des malades et quatre en meurent. Elles sont aussi présentes lors des inondations de Consuegra en 1891[5].
Mère Paule est supérieure générale de son institut jusqu'en 1912, date à laquelle elle démissionne pour raisons de santé. Après une longue maladie due à la tuberculose, elle décède à la maison-mère de Murcie le [6].
↑ (es) «La madre Paula», sur laopiniondemurcia.es (consulté le ).
↑ (es) Francisco Ramírez Munuera, Geografia histórica y lenguaje del sureste ibérico: El espacio de las hablas murcianas, Université d'Alicante, (ISBN978-84-9717-781-8), p.114
↑ (es) «Gil Cano», sur historiamujeres.es (consulté le ).