Paulin Niboyet

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Paulin Niboyet
Photographie de Paulin Niboyet, vers l'âge de 35 ans, atelier Nadar.
Biographie
Naissance
Décès
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MeudonVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
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Distinction

Jean Alexandre Paulin Niboyet, né à Mâcon le et mort le à Meudon[1], est diplomate, journaliste, romancier, auteur de récits de voyages, il écrit sous le pseudonyme Fortunio[2].

Carrière diplomatique

Il est le fils de Paul Niboyet, avocat à Mâcon et d'Eugénie Niboyet née Mouchon, femme de lettres[3].

Sa carrière diplomatique débute le 6 mai 1848, il est nommé par Alphonse de Lamartine, au poste de chancelier, au consulat de France à Honolulu[4]. ll la poursuit en occupant les mêmes fonctions à Leipzig, Séville, Stockholm, Algésiras, Sunderland. En qualité de consul il est ensuite à Santiago de Cuba, (1869), Chicago (1870), Newcastle, Mannheim. Il termine sa carrière comme consul général de Lisbonne (1880)[5]. Il fournit de nombreux rapports conservés au Centre des Archives diplomatiques[6] qui nous éclairent sur les coulisses de la diplomatie française au travers des changements de régimes politiques de l'époque.

Il parle 4 langues couramment.

Écrivain et journaliste

Son œuvre littéraire comprend des récits de ses voyages, des romans, des pièces de théâtre et des traductions. L'accueil de la critique est plutôt favorable. Ainsi la Bibliothèque Universelle de Genève écrit en rendant compte des Mondes nouveaux, voyage anecdotique dans l'Océan Pacifique, «M. Paulin est un aimable causeur, gai, spirituel, dont la verve défie et les ennuis d’une longue traversée et les contrariétés inséparables d’un voyage tel que le sien…. Il observe les mœurs, apprécie les institutions, et juge leur résultat avec sagacité, quoique paraissant toujours occupé de recueillir des anecdotes plutôt que des informations. Son style enjoué donne de l’attrait au moindre détail. Ces Mondes nouveaux unissent l’intérêt du roman à celui du journal de voyage »[7]

Il est membre de la Société des Gens de Lettres.

Il est membre de la franc-maçonnerie, il adhère en 1865 à la Loge Palatine de Sunderland[8]

Il est aussi journaliste : à 21 ans Il fait ses débuts dans le journalisme en tant que rédacteur en chef de L’Oeil du Diable, furet des salons et des coulisses. En 1847 il dirige Les Tablettes de Paris, revue philosophique et littéraire du grand monde. Il collabore en 1848 au journal fondé par sa mère Eugénie Niboyet : La Voix des Femmes. Il signe des chroniques artistiques et un feuilleton Droit des Femmes hier. En 1855 il reprend la plume et rédige des chroniques pour Le Journal de Dresde[9]. Il écrira dans de nombreux organes de presse : Le Messager de Paris[10] ou Le Constitutionnel[11], Le Courrier de Paris[12], Le Temps[13] Il assiste en 1871 au grand incendie de Chicago et publie dans le journal Le Nord[14] une série d’articles qui rendent compte avec force du drame vécu : Chicago avant, pendant et après l’incendie. Après avoir pris sa retraite, il donne au journal La Patrie[15] des articles sur la politique internationale, mais traite aussi de ses sujets de prédilection : le sauvetage en mer ou la marine marchande. Il n’abandonnera jamais le journalisme, ses dernières heures lui furent consacrées.


Vie familiale

Paulin Niboyet se marie deux fois. La première fois en 1856, à Gibraltar avec une anglaise Caroline Prudence Sears (1823-1893). Il a deux enfants avec elle : Henriette Susanne Elisa (née en 1858) et Eugénie, Caroline, Prudence (née en 1859). Il divorce après quinze ans de querelles juridiques le 26 janvier 1880[16] et se remarie le 1er Février 1881 avec Stéphanie Wilhemine Leser (1855-1933), une jeune allemande de 30 ans plus jeune que lui et qu'il a rencontrée lors de son séjour à Mannheim[17]. Ils auront deux enfants l'aînée est Pauline, Andrée Niboyet (1881-1937) épouse Otto Lutten dont elle a un fils Eric Lutten et le cadet Jean-Hippolyte Paulin Niboyet (1886-1952), juriste, spécialiste du droit international privé.

Distinctions

Il est nommé chevalier dans l'Ordre de la Légion d'honneur par décret du 26 octobre 1864[18]

Publications

Notes et références

Liens externes

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