Pays fouesnantais
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Au sein de la Giz Fouen
Limité à l'ouest par l'Odet, au sud par le golfe de Gascogne, au sud-est par l'anse de Saint-Laurent, le Pays fouesnantais est entouré du pays Bigouden (au sud-ouest), du pays Glazik (au nord-ouest), du pays Melenig (au nord) et du pays de Melgven (à l'est)[1].
Le Pays fouesnantais constitue la partie occidentale d'une vaste aire de tradition s'étendant jusqu'au Faouët, jusqu'à Quimperlé[2] : la Giz Fouen (parfois appelée pays de l'Aven). Giz Fouen, qui signifie « mode de Fouesnant », désigne le costume et notamment la coiffe gracieuse que l'on porte dans cette grande aire. Selon René-Yves Creston, le nom de la mode ne prouve nullement qu'elle soit originaire du Pays fouesnantais[3].
Histoire
Comme bien des pays de tradition bretons, le Pays fouesnantais a vu ses limites évoluer : les femmes et les hommes de Saint-Évarzec, qui suivent la mode glazik en 1880, suivent la mode fouesnantaise en 1939[4].
Le Pays fouesnantais est à l'origine une riche terre d'agriculture. Sur la côte, certains paysans arment des canots pour se livrer à la pêche au crabe, à la crevette et au homard[5]. La contrée apparaît jusqu'au milieu du XXe siècle « comme un terroir paisible, une sorte de pays de cocagne », qui contraste avec ses voisins, le « rude pays Bigouden » et « l'industrieux pays de Concarneau »[6].
Le tourisme apparaît dès le Second Empire. Il transforme peu à peu le pays. Au début du XXe siècle, les riches demeures commencent à occuper la côte. L'agriculture périclite, les canots de pêche cèdent la place aux bateaux de plaisance[7].
Composition
Le Pays fouesnantais traditionnel n'a pas d'existence administrative. Il correspond, en 1939 (époque où le maintien des traditions permet encore de tracer la limite des pays bretons), au territoire de huit communes :
- Saint-Yvi, commune du canton de Rosporden ;
- les sept communes du canton de Fouesnant et également désormais de la Communauté de communes du Pays fouesnantais :
Costume du Pays fouesnantais
1850
Vers 1850, le costume féminin est très coloré : le rouge prédomine dans le costume de fête, le jaune dans le costume de travail. Les hommes portent un gilet bleu dans le costume de fête, ocre dans le costume de travail[9].
1900
Vers 1900, le costume de fête des femmes est noir, de velours et de satin, et brodé exclusivement de perles. Le costume de fête des hommes comprend un chupenn (veste courte) et un korf chupenn (chupenn sans manches porté entre le chupenn et le gilet[10]), tous deux noirs, en drap de laine et velours[9].
1940
Vers 1940, le costume des femmes est toujours noir. La jupe a raccourci. Dans le costume de fête, la coiffe et le col ont grandi, les broderies sont de perles et de fils de couleur. Chez les hommes, le costume de fête comprend un chupenn et un korf chupenn noirs, le costume de travail un gilet de velours côtelé jaune[9].
Maintien des traditions
Au quotidien, le costume traditionnel est maintenant délaissé. Il est porté dans les pardons, les fêtes et les festivals par les danseuses et les danseurs des cercles :
- Ar Pintiged Foen (« Les petits pinsons de Fouesnant »), créé en 1966[11] ;
- Ar Bleuniou Kignez (« Fleurs de cerisier »), de La Forêt-Fouesnant, créé en 1967[12] ;
- Korollerien Benodet « Les danseurs de Bénodet »), fondé en 1997[13] ;
- Kanfarded Sant Evarzeg (« Les coquins de Saint-Évarzec »)[14], établi en Pays fouesnantais en 2001.
Le bagad Bro Foën (« Pays fouesnantais »), créé en 1996, perpétue la tradition musicale[15].
- Coiffe du Pays fouesnantais portée par une danseuse du cercle Ar Pintiged Foen
Spécialités
Le Pays fouesnantais produit des fruits, et notamment des cerises.
Son cidre est réputé[16]. Deux producteurs, l'un de Gouesnac'h, l'autre de Fouesnant, bénéficient de l'AOC Cornouaille[17].
