Paysage culturel du pays gedeo
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d’identification1641
Le paysage culturel du pays gedeo *
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stèle funéraire gedeo à Tuto Fela. | ||
| Coordonnées | 6° 14′ 56″ nord, 38° 17′ 17″ est | |
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| Pays | ||
| Subdivision | Éthiopie du Sud | |
| Numéro d’identification |
1641 | |
| Année d’inscription | (45e session) | |
| Type | Culturel | |
| Critères | (iii), (v) | |
| Superficie | 29 620 ha | |
| Région | Afrique ** | |
| Géolocalisation sur la carte : Éthiopie
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| * Descriptif officiel UNESCO ** Classification UNESCO |
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Le paysage culturel du pays gedeo est un bien d'Éthiopie inscrit au patrimoine mondial depuis 2023[1]. Il concerne une région de la zone Gedeo, en Éthiopie du Sud, qui s'étend sur le flanc est de la vallée du Grand Rift, entre 1 300 m et 3 000 m d'altitude[2]. Elle héberge environ 2 500 000 membres du groupe ethnique gedeo[1]. Parsemée de forêts sacrées et de monuments mégalithiques, la région est le berceau du peuple gedeo, qui y pratique une agroforesterie traditionnelle[1].
La région gedeo est occupée depuis des millénaires ; des preuves d'occupation remontent au Néolithique[2]. Des milliers de stèles, répartis sur un centaine de sites, y ont été recensées[3] ; la plus grande de ces stèles mesure 8 m de haut et 1 m de diamètre. De nombreux sites funéraires et une nécropole ont été découvert, et l'art rupestre y est courant[2].
Agroforesterie
Le volcanisme du Miocène et du Quaternaire et les nombreuses rivières alluviales (en) rendent la région très fertile. Plus de 90% de la zone Gedeo est exploitée en Agroforesterie, le bananier d'Abyssinie et le café étant les principaux produits agricoles[2]. Les exploitations sont stratifiées verticalement, les plants de bananier et de café étant cultivés sous des arbres matures. Des légumes-racines comme le manioc ou les légumineuses sont cultivées sous les cultures principales[2]. Pour limiter l'érosion, le labourage est quasi inexistant et les exploitations pratiquent souvent la rotation des cultures, ce qui permet à certaines zones de rester en jachère[2].
Les façons de gérer et préserver le système agroforestier provient des traditions et croyances gedeo, conduisant à une relation mutualiste entre les êtres humains et leur environnement[4]. La région contient en outre plusieurs forêts sacrées où les récoltes sont interdites[1].
Une cinquantaine d'espèces ligneuses indigènes ont été découvertes sur les fermes traditionnelles, 22 nécessitant un effort de protection spéficifique[5]. Le millettia et le cordia africana sont les plantes les plus communes, et le prunier d'Afrique pousse également dans les forêts[5].