Peace for our time
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L'expression « peace for our time » a été prononcée par le Premier ministre britannique Neville Chamberlain le pendant son allocution sur les accords de Munich et le traité anglo-allemand de 1938[1]. C'est un clin d'œil à Benjamin Disraeli qui, après son retour du congrès de Berlin en 1878, a affirmé : « Je suis revenu d'Allemagne avec la paix pour notre époque[trad 1]. » Au XXIe siècle, cette expression est le plus souvent dite sur un ton ironique, puisque moins d'un an après la signature du traité, l'Allemagne nazie envahit la Pologne, ce qui déclenche la Seconde Guerre mondiale.
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| Chamberlain revient de Munich | |
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De retour d'Allemagne, le Premier ministre Neville Chamberlain atterrit à l'aérodrome d'Heston, à l'ouest de Londres, le [2]. Il s'adresse ensuite à la foule sur place[3] :
« La résolution du problème tchécoslovaque, qui est maintenant complète, est, selon moi, le simple prélude à une résolution plus large où toute l'Europe pourrait trouver la paix. Ce matin, j'ai tenu un autre entretien avec le chancelier allemand, Herr Hitler, et ceci est le document qui porte son nom tout comme le mien. Quelques-uns parmi vous ont peut-être déjà entendu parler de son contenu mais j'aimerais vous le lire : "[…] Nous jugeons que le traité, signé la nuit dernière, et le traité naval anglo-allemand sont les symboles du désir de nos deux peuples de ne jamais s'engager dans la guerre à nouveau l'un contre l'autre"[trad 2]. »
Plus tard la même journée, il se rend au palais de Buckingham, où se tient une foule réjouie par son affirmation[4]. Ensuite, il se rend à l'extérieur du 10 Downing Street, lit encore un passage du document puis conclut :
« Mes chers amis, pour une deuxième fois dans notre histoire, un Premier ministre britannique est revenu de l'Allemagne en rapportant la paix avec honneur. Je crois que c'est la paix pour notre époque. Nous vous remercions du fond de nos cœurs. Rentrez chez vous et dormez en paix[trad 3]. »
L'attitude optimiste de Chamberlain contraste avec celle d'Édouard Daladier le même jour à l'aéroport du Bourget, où le président du Conseil français aurait déclaré « Ah les cons ! S'ils savaient ».
