Pei Di
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裴迪 (Pei Di) |
| Nom de naissance |
裴迪 (Pei Di) |
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école de poésie rustique |
Pei Di (chinois : 顾况 ; chinois traditionnel : 顧況 ; pinyin : Pei Di ; Wade : Pei di), dates de naissance et de décès inconnues, prénom de courtoisie et surnom inconnus, est un fonctionnaire et un poète chinois de la dynastie Tang. Il serait né vers 714. Originaire de Guanzhong (actuelle Shaanxi)[note 1],[1],[2] vol. 129, il est célèbre pour sa poésie et sa prose, et fait partie des poètes renommés de la poésie rustique (parfois appelée poésie de paysages et de campagne)[3]. Pei Di est contemporain du poète et peintre Wang Wei, bien que plus jeune de quinze ans[4].
Dans sa jeunesse, vers la fin de l’ère Kaiyuan (v. 738), Pei Di entre en tant que conseiller au sein de l'état-major de Jingzhou dirigé par le préfet, Zhang Jiuling. Après le décès de ce dernier en 740, Pei Di retourne à Chang'an pour mener une vie retirée[5]. C'est à ce moment-là qu'il fait la connaissance du poète, artiste et lettré célèbre Wang Wei par l’intermédiaire du beau-frère de Wang, Cui Xingzong[5]. Pei Di fréquente alors Wang Wei surnommé le « Bouddha de la poésie », devenant son ami proche et son « compagnon de la Voie »[note 2],[1].
Pendant l’ère Tianbao, Pei Di reste longtemps sans fonctions officielles[3]. De son côté, Wang Wei disposant d’une résidence de retraite nommée Wangchuan[note 3] invite Pei Di à venir le visiter, souhaitant partager les merveilles des paysages et du lieu avec lui[6],[7]. Pendant dix ans, ensemble, ils se promènent, voguent ensemble sur de petites barques et jouent du qin tout en composant des poèmes inspirés par vingt lieux différents situés à l’intérieur de Wangchuan[1],[8] :
« Tiré du Nouveau livre des Tang : Sa villa était à Wangchuan, un lieu aux paysages remarquables, avec Huazigang, le lac Yi, le Pavillon dans les bambous, les vagues de saules, la rive des cornouillers et le vallon des magnolias ; il s’y promenait avec Pei Di et échangeait des poèmes pour se divertir[note 4]. »
Les poèmes écrits pendant cette période sont regroupés dans Recueil de Wangchuan (辋川集)[1]. Wang Wei l'appelle souvent « Pei le lettré Di » (裴秀才迪) dans ses poèmes[5],[9].
Après l’ère Tianbao, Pei Di occupe le poste de préfet de Shuzhou et de secrétaire provincial du Secrétariat impérial sous Suzong[2],[3]. Pendant son séjour à Shuzhou, Pei Di se lie d’amitié avec le renommé poète Du Fu qui réside alors à Chengdu et les deux hommes échangent fréquemment des poèmes[2],[3]. Après le déclenchement de la rébellion d’An Lushan, Wang Wei est capturé et emprisonné au temple de Bodhi à Luoyang. Pei Di prend de grands risques pour lui rendre visite. Wang Wei, dans sa douleur et sa colère, récite de mémoire le poème Retenu au monastère de la Bodhi — (message à ) Pei Di (菩提寺禁裴迪)[5]. Selon une source, Pei Di aurait sauvé la vie de Wang en faisant passer clandestinement ce poème hors de prison — preuve que Wang Wei était retenu contre sa volonté par les rebelles[note 5],[1],[5],[3].
Les activités de Pei Di dans sa vieillesse ne sont pas documentées.
Tout au long de sa vie, Pei Di s’illustre par sa poésie et sa prose, et il est l’un des poètes célèbres de la poésie de paysages et de campagne de la haute dynastie Tang. À l’époque des Tang, les échanges amicaux entre lettrés sont très répandus. Pei Di entretient des relations amicales avec les poètes Du Fu et Li Qi et particulièrement avec Wang Wei qui est un ami proche[10].
Poésie
Sous l’influence de Wang Wei , les poèmes de Pei Di sont pour la plupart des poèmes en cinq vers décrivant souvent des paysages tranquilles et retirés, et se rapprochent généralement de la poésie de paysages de Wang Wei . Que ce soit sur le plan de la pensée ou de l’art, il atteint un très haut niveau et les poèmes conservés sont tous des échanges avec Wang Wei. Son style se rapproche de celui de Wang Wei, mais les thèmes sont plus restreints.
Oeuvres
Parmi les vingt-neuf poèmes de Pei Di que nous pouvons voir aujourd’hui, vingt sont les poèmes d’échange du Recueil de Wangchuan de Wang Wei ; huit autres sont des réponses ou échanges avec Wang Wei. Ces poèmes se retrouvent aujourd'hui dans l'Intégrale de la poésie des Tang dans le volume 129[2] vol. 129 . Pei Di a aussi un poème dans le recueil Trois cents poèmes des Tang.
Poème
Jardin de laques (漆园)
| Chinois
好闲早成性, |
Traduction libre
Aimant l’oisiveté, j’en fis tôt ma nature, |
Notes et références
Notes
- ↑ Son lieu d’origine est disputé : certains disent que c'est Guanzhong et d’autres Hedong [10-11].
- ↑ L'expression « compagnon de la Voie » est couramment utilisé dans les contextes taoïstes ou bouddhistes pour désigner un ami partageant la même pratique spirituelle ou philosophique.
- ↑ Wangchuan est située à environ trente milles au sud-est de la capitale Chang'an, dans les monts Zhongnan, là où contempler la beauté de la nature est une activité en soi.
- ↑ traduction libre de : « 别墅在辋川,地奇胜,有华子冈、欹湖、竹里馆、柳浪、茱萸沜、辛夷坞,与裴迪游其中,赋诗相酬为乐. »
- ↑ L'histoire veut que lorsque les troupes Tang reprennent les deux capitales et que la cour procède à l’épuration des fonctionnaires illégitimes, Pei Di aurait présenté ce poème à l’empereur Tang Suzong qui devient une preuve clé démontrant la loyauté de Wang Wei envers la cour et contribue à obtenir sa clémence.
Références
- 1 2 3 4 5 (zh) « 亦师亦友亦知己 (À la fois maître, ami et confident) », sur Baike.baidu, Pékin, (consulté le )
- 1 2 3 4 (zh) « 裴迪 (裴迪) (Pei Di ), dans 全唐詩 (Intégrale de la poésie des Tang) », (consulté le )
- 1 2 3 4 5 (zh) Association d’étude de la famille Pei du comté de Wenxiannée=2010, 【家风故事】以诗为友共知音——裴迪和诗佛王维的故事 (Histoire de la tradition familiale : faire de la poésie l’ami de cœur, devenir âmes sœurs — l’histoire de Pei Di et du “Bouddha de la poésie” Wang Wei), Peibai cun (lire en ligne)
- ↑ (zh) Ch'en, Jerome et Michael Bullock, Poems of Solitude, London, Abelard-Schuman, (ISBN 978-0-85331-260-4), p. 52
- 1 2 3 4 5 (zh) « 裴迪 (裴迪) (Pei Di ) », sur Baike.baidu, Pékin, (consulté le )
- ↑ (en) Daniel HSIEH S, « Wang Wei, "The Nine Songs," and the Structure of the "Wang River Collection" », Chinese Literature: essays, articles, reviews, West Lafayette, Purdue University, vol. 35, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ (zh) « 浅析裴迪与王维《辋川集》诗风对比 (Analyse comparée du style poétique de Pei Di et Wang Wei dans le Recueil de Wangchuan) », Réseau chinois des articles universitaires,
- ↑ (en) Matthew Bruneel, Wangchuan Ji/Wheel River Collection / Wang Wei, Walt Whitman High School, , p. 2
- ↑ (zh) « 顾况(Pei Di) », sur Gushiwen.cn, (consulté le )
- ↑ (zh) « 裴迪(Pei Di ) », sur Gushiwen.cn, (consulté le )
Liens externes
- https://zh.wikisource.org/wiki/全唐詩/卷129: Intégrale de la Poésie des Tang (全唐詩), volume 129 : poèmes de Pei Di.
- * Travaux par Pei Di sur LibriVox (livres audio du domaine public)
livre audio des poèmes de Pei Di, domaine public.