Peider Lansel
From Wikipedia, the free encyclopedia
Origines et famille
Peider Lansel naît à Pise le [1]. Il est originaire de Sent, en Engadine, dans le canton des Grisons[1].
Son père, Andri Landel, est un homme d'affaires ; sa mère, née Emilia Steiner, vient de Lavin, en Engadine[1].
Il épouse Emma Corradini, originaire de Sent[1].
Études et parcours professionnel
Peider Lansel vit principalement en Italie et à Genève, passant l'été en Engadine[1].
Après des études primaires et secondaires à Pise et à Sent, il fait des études secondaires supérieures à Coire puis s'inscrit à l'école de commerce de Frauenfeld. À 16 ans, il fait un apprentissage chez des parents à Arezzo en Toscane. Il reprend le commerce de son père à l'âge de 21 ans[1].
Entre 1926 et 1934, il remplace des parents décédés dans l'entreprise familiale et occupe le poste de consul de Suisse à Livourne, en Toscane[1].
Poésie et culture
Retiré des affaires en 1906, il se consacre à la poésie et à la défense de la langue et de la culture romanches[1].
Dans une collection d'essais journalistiques intitulée Ni Italians, ni Tudais-chs, Rumantschs vulains restar (Ni Italiens ni Allemands, nous voulons rester Romanches, 1913 et 1917), il s'insurge contre l'assimilation du romanche à un dialecte italien. Dans son poème Tamangur (1923), il compare le destin des Rhéto-romanches à celui de la forêt d'arolles du même nom dans le val S-charl (de), alors menacée[1].
Considéré comme l'un des meilleurs poètes romanches, il est l'auteur de quelque deux cents poèmes en ladin et d'un nombre égal de traductions. Ses principaux recueils sont Primulas (1907)[2], La cullana d'ambras (1912) et surtout l'édition complète de ses poésies, Il vegl chalamêr (1929)[1],[3]. Il a par ailleurs publié deux anthologies d'écrivains romanches, La musa ladina (1910), sur les poètes engadinois du XIXe siècle[4], et La musa rumantscha (1950, posthume)[1].
Le premier volume de ses œuvres complètes (Ouvras), sous la direction d'Andri Peer, paraît en 1966[5],[6] ; le second, sous la direction de Rico Valär (de), en 2012[7].
Mort
Distinctions
- 1933 : docteur honoris causa de l'Université de Zurich[1]
- 1943 : prix Schiller (premier Romanche à obtenir le prix)[1]