Peppino Impastato

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Naissance
Décès
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CinisiVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Nom de naissance
Giuseppe ImpastatoVoir et modifier les données sur Wikidata
Giuseppe Impastato
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 30 ans)
CinisiVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Nom de naissance
Giuseppe ImpastatoVoir et modifier les données sur Wikidata
Surnom
Peppino ImpastatoVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Père
Luigi Impastato (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Mère
Autres informations
Partis politiques

Giuseppe Impastato , plus connu sous le surnom de Peppino, né le à Cinisi et assassiné dans la même ville le est un journaliste italien activement engagé dans la lutte contre la mafia.

Le film Les Cent Pas lui rend hommage.

Giuseppe Impastato naît à Cinisi, dans la province de Palerme, dans une famille de mafieux : son père, Luigi, est envoyé dans les territoires frontaliers durant la période fasciste, son oncle et d'autres parents appartiennent à la mafia, et le beau-frère de son père est le chef Cesare Manzella, tué avec une Alfa Romeo Giulietta piégée en 1963. Des restes de celui-ci sont retrouvés sur des citronniers à des centaines de mètres du cratère de la voiture. Peppino est traumatisé : « C'est ça la Mafia ? Si c'est la Mafia alors je la combattrai toute ma vie[1] »[2].

Encore enfant, il rompt avec son père biologique, qui le chasse de la maison, et commence son activité politico-culturelle antimafieuse. En 1965, il fonde le journal L'idea socialista et adhère au Parti socialiste italien d'unité prolétarienne (PSIUP). À partir de 1968, il dirige les activités des groupes de la Nuova Sinistra (littéralement « Nouvelle Gauche »). Il dirige aussi la lutte des paysans expropriés lors de la construction de la 3e piste de l'aéroport de Palerme (sur le territoire de Cinisi) et milite en faveur des ouvriers et des chômeurs.

En 1975, il forme le groupe Musica e cultura qui organise des manifestations culturelles : musique, théâtre, débats, etc. En 1976, il crée Radio Aut, une radio indépendante et autofinancée. Le programme le plus suivi était Onda pazza (traduisible par « Ondes en folie »), émission satirique dans laquelle il tournait en dérision politiques et mafieux. Sur ces ondes, il dénonce les délits et les affaires des mafieux de Cinisi et Terrasini, en particulier du « parrain » local Gaetano Badalamenti. Ce dernier avait un rôle de tout premier ordre dans les trafics internationaux de drogue (grâce à sa mainmise sur l'aéroport tout proche). Malgré tout, Peppino et ses amis sont considérés comme les vrais empêcheurs de tourner en rond par les autorités de la ville, au contraire d’hommes « respectables » comme Badalamenti.

Le frère de Peppino (Giovanni) déclare devant la commission anti-mafia italienne :

« Il semble que Badalamenti était apprécié par les carabiniers car il était calme, aimait la discussion et on pouvait compter sur lui. C'était comme si Badalamenti leur faisait une faveur en s'arrangeant pour que rien n'arrive à Cinisi qui était une ville plutôt tranquille. Les seuls problèmes c'était nous, voilà ce que les carabiniers pensaient. Quand j'avais l'occasion de discuter avec l'un d'eux, c'était une impression très largement partagée que Badalamenti était un gentleman et que nous étions les fauteurs de troubles. » […] « J'ai souvent vu les carabiniers marcher bras dessus bras dessous avec Badalamenti et ses partisans. Vous ne pouvez pas avoir confiance dans les institutions quand vous voyez la police main dans la main avec les mafieux[3]. »

Peppino Impastato comprend le danger représenté par Badalamenti et vice-versa[3]. Son père essaye de le protéger, mais il meurt en 1977 dans un accident de voiture dont les circonstances n’ont jamais été clarifiées[4].

En 1978, Impastato est candidat sur la liste d'extrême gauche Démocratie prolétarienne aux élections municipales. Il est assassiné dans la nuit du 8 au , pendant la campagne électorale : il est attaché sur une voie ferrée et une charge de TNT est placée sous son corps ; un clin d'œil sinistre du destin à l'attentat à la voiture piégée qui avait tué son oncle. Deux jours plus tard, les électeurs de Cinisi l'élisent quand même.

Suites judiciaires

Notes et références

Voir aussi

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