Elle fait ses études secondaires à Allenswood School[1]. Elle prépare l'examen d'entrée à Cambridge, le «Little Go», qui comporte des questions de latin, grec ancien et mathématiques avec l'aide de sa sœur Dorothy[2]. Elle étudie l'histoire à Newnham College en 1895. Elle s'engage activement dans le mouvement qui demande en 1897 que les étudiantes accèdent aux mêmes diplômes universitaires que les étudiants[3]. En 1900, elle enseigne au Royal Holloway College à Londres, après un court séjour d'études à Paris. Elle enseigne ensuite le français à Newnham College, de 1905 à 1917. En 1917, elle dirige le département de langues modernes et médiévales. En 1921, elle s'investit dans une campagne qui s'efforce, sans succès, de permettre aux étudiantes du Girton College et de Newnham d'obtenir un diplôme identique à celui des étudiants.
Gordon Square.
Elle devient la principale du Newnham College en 1927. Grâce à ses liens avec le Bloomsbury Group et Virginia Woolf, elle invite celle-ci à donner une série de conférences à Cambridge, en 1928. Le séjour de Woolf, et ses conférences à la Newnham Arts Society ainsi qu'au Girton College sont à la base de son essai Une chambre à soi[4] qui envisage la place des auteures féminines dans l'histoire de la littérature.
Strachey prend sa retraite en 1941. Elle meurt à Gordon Square, à Londres, en 1951[5].
↑ Les femmes n'accèderont aux diplômes de l'université de Cambridge qu'en 1946, cf. Rita McWilliams-Tulberg, Women at Cambridge, 1998 (ISBN978-0521644648).
↑ Rita McWilliams Tullberg, «Strachey, (Joan) Pernel (1876–1951)», Oxford Dictionary of National Biography, Oxford University Press, 2004 [lire en ligne].