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Personnages de l'Anneau du Nibelung

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Personnages de l'Anneau du Nibelung, ensemble de quatre opéras composés par Richard Wagner de 1849 à 1876 : le prologue L'Or du Rhin et les trois journées : La Walkyrie, Siegfried et Le Crépuscule des dieux.

Dessin d'une femme avec la poitrine dénudée, habillée d'un voile
Représentation de Freia, symbole de l'éternelle jeunesse, par Arthur Rackham en 1910.

L'œuvre comporte trente-quatre personnages importants.

Caractéristiques

Alberich vole l'or du Rhin devant les Filles du Rhin.

Les personnages de l'Anneau du Nibelung, appelé aussi Tétralogie en français ou Ring en allemand, sont inspirés des mythologies nordique et germanique[1]. Le cycle comporte trente-quatre personnages de grande importance pour l'histoire, chacun avec ses motivations et sa psychologie, liés par des rapports de lignée ou des alliances et chacun avec ses thèmes musicaux. Ce sont les protagonistes d'une lutte cosmique dont l'enjeu est le pouvoir sur le monde[2].

Aucun personnage n'apparaît dans les quatre opéras ; Wotan, Brünnhilde et Alberich figurent dans trois d'entre eux ; Woglinde, Wellgunde, Flosshilde, Fricka, Fafner, Mime, Erda, Waltraute et Siegfried interviennent dans deux opéras ; les autres personnages n'apparaissent que dans un seul.

Quelques personnages animaux (le Crapaud, les Corbeaux) ne sont pas représentés en scène (sinon par des artifices de théâtre, selon les mises en scène), mais ils possèdent leurs thèmes caractéristiques dans la musique.

Personnages

Mime recueille Sieglinde dans la forêt.
Siegfried découvre la femme et la peur avec la vision de Brünnhilde endormie.

Liste alphabétique des rôles, leur nature et de leur tessiture

Davantage d’informations Personnage, Nature ...
PersonnageNatureTessiture
AlberichNibelungBaryton-basse
BrünnhildeWalkyrieSoprano
Le ChienAnimal
Les CorbeauxAnimal
Le CrapaudAnimal
DonnerDieuBaryton-basse
ErdaDéesseContralto
FafnerGéant, puis dragonBasse profonde
FasoltGéantBasse chantante ou baryton
FloßhildeFille du RhinAlto
FreiaDéesseSoprano lyrique
FrickaDéesseMezzo-soprano dramatique
FrohDieuTénor lyrique
GerhildeWalkyrieSoprano
GraneAnimal
GrimgerdeWalkyrieMezzo-soprano
GuntherGibichungBaryton
GutruneGibichungSoprano lyrique
HagenGibichungBasse
HelmwigeWalkyrieSoprano
LogeDieuTénor lyrique
Le LoupAnimal
MimeNibelungTénor
L'OiseauAnimalSoprano
OrtlindeWalkyrieSoprano
RoßweißeWalkyrieMezzo-soprano
SchwertleiteWalkyrieMezzo-soprano
SiegruneWalkyrieContralto
SiegfriedWälsungTénor héroïque
SiegmundWälsungTénor
SieglindeWälsungSoprano lyrique
WaltrauteWalkyrieMezzo-soprano
WellgundeFille du RhinMezzo-soprano
WoglindeFille du RhinSoprano
WotanDieuBaryton-basse
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Dieux et déesses

  • Donner : Dieu du tonnerre, des combats et des nuées. Frère de Froh et Freia. Il incarne la force brutale qui s'oppose aux traités[3]. C'est un personnage symbolique : il représente la tension émotionnelle qui s'accumule dans l'esprit de Wotan[4].
  • Erda : Déesse de la sagesse, mère des Nornes et des Walkyries, figure la plus poétique de la Tétralogie. Prophétesse, elle met en garde Wotan contre le Crépuscule des dieux, mais elle perd son pouvoir prophétique (Siegfried, Acte III, Scène 1). Elle symbolise l'état du sommeil[5],[6]. Pour le rôle d'Erda, Wagner a recours à une voix de contralto[7].
  • Freia : Déesse de la jeunesse, sœur de Froh et Donner. C'est le symbole de l'amour et de la féminité. Elle seule sait cultiver les pommes d'or de longue vie. C'est un rôle de soprano lyrique aigu[6]. Personnification de la force de l'amour et de la vie, elle réunit les déesses païennes Idunn et Freyja[8].
  • Fricka : Déesse, épouse de Wotan. Gardienne de l'ordre établi et des liens du mariage. Elle incarne la légitimité, le respect des lois et la parole donnée. Elle intervient pour souligner les contradictions de Wotan[9]. Son rôle doit être joué par une mezzo-soprano élégante et autoritaire[6].
  • Froh : Frère de Freia et Donner. Son rôle est très modeste et sa fonction est purement dramatique. Ses rares interventions chantées sont diatoniques[3]. Rôle de ténor lyrique.
  • Loge : Dieu du feu, mais il n’appartient pas au panthéon des dieux du Walhalla, auquel il refuse de se joindre. Il manipule Wotan en lui soufflant le vol de l'or. C'est le plus malin, le plus malicieux, le plus fourbe des dieux. Sur invocation de Wotan à la fin de La Walkyrie, il protège Brünnhilde sur son rocher par un cercle de flammes ; et sur invocation de Brün’hilde a la fin du Crépuscule des Dieux, il s’élève depuis le bûcher funéraire de Siegfried jusqu’au Walhalla qu’il anéantit. Personnage clé, c'est la figure essentielle du final de chacune des trois journées du Ring[9]. Son rôle peut être confié à un ténor héroïque ou à un ténor de caractère[10].
  • Wotan : Personnage central et le plus complexe de la Tétralogie. Honoré des titres de père des Armées et auguste gardien des pactes : ceux-ci sont gravés en runes sur sa lance. Il doit se soumettre aux traités qu'il a lui-même conclu.
Il est le père des dieux, époux de Fricka, père des Walkyries, de Siegmund et Sieglinde sous les noms de Wolfe ou Wälse. De nombreux épisodes dépendent de ses crimes, de ses revirements, de ses abandons successifs. Sa soif de puissance va mener le monde à sa perte[7]. Son rôle doit être interprété par un baryton-basse avec une large tessiture. En effet, L'Or du Rhin, La Walkyrie et Siegfried demandent pour le personnage presque trois voix différentes (du baryton à la basse)[11],[10].
Wotan est appelé « Le Voyageur » (Der Wanderer) dès le deuxième acte de La Walkyrie[12]. Il est aussi Waelse, le loup père des Waelsungen Siegmund et Sieglinde dans La Walkyrie. Plusieurs leitmotivs sont liés au personnage : le thème du Walhalla, ceux du Voyageur, de la colère et le thème des pactes[13].

Walkyries

(En allemand « Walküre », sing., « Walküren », plur.). Elles sont 9, filles de Wotan et de l’ « Urwala » (déesse primordiale) Erda. Étymologiquement, ’Walküre’ signifie ’celle qui choisit lors de la bataille’ - de küren (choisir, élire), et Wal (le combat). Les Walkyries sont chargées de choisir les héros les plus valeureux morts au combat et de les conduire au Walhalla, résidence des dieux, pour bâtir l'armée de Wotan qui devra combattre les hordes obscures d’Alberich assoiffé de vengeance qui viendraient menacer la suprématie des dieux.

  • Brünnhilde : La Walkyrie, fille préférée de Wotan et fille d'Erda, demi-sœur de Siegmund et Sieglinde, et soeur des autres Walkyries. Elle a la volonté et la pugnacité de son père, ainsi que la sagesse de sa mère. Elle connaît une grande évolution au cours de l'œuvre. Initialement totalement dévouée à la volonté de son père (La Walkyrie, acte II, scène 2) elle s'en affranchit (acte II, scène 4), jusqu'à la divinité[5]. Elle tient entre ses mains l'avenir du monde, mais n'en prend conscience qu'à la fin de la Tétralogie. Elle se sacrifie pour rendre possible le Crépuscule des dieux[11]. Cet immense rôle féminin, le plus long de tout le répertoire lyrique, doit être interprété par une soprano, mais rares sont les cantatrices qui s'y trouvent à l'aise du début à la fin[réf. souhaitée].

Les 8 autres Walkyries se nomment :

  • Grimgerde, soprano.
  • Gerhilde , soprano.
  • Helmwige , soprano.
  • Ortlinde,soprano.
  • Roßweiße (autre orthographe : Rossweisse) , mezzo-soprano.
  • Schwertleite , mezzo-soprano.
  • Siegrune , contralto.
  • Waltraute : au 3° acte du Crépuscule des Dieux, elle essaie de persuader Brünnhilde de sauver leur père et tous les dieux, voués à leur perte par la malédiction prononcée par Alberich, en restituant aux Filles du Rhin l’Anneau que lui a offert Siegfried en gage d’amour éternel, mettant ainsi fin à la malédiction. Elle se détache des autres Walkyries car elle est capable de penser par elle-même. Comme sa sœur, elle ose braver l'interdit de son père[14]. Rôle de mezzo-soprano.

Géants

Deux Géants, seuls survivants de leur race, Fafner et Fasolt, ont construit le Walhalla, résidence des dieux, contre la promesse d’obtenir comme prix de leur labeur la déesse Freia, pour pouvoir perpétuer leur race.

  • Fafner : Il est plus complexe que son frère Fasolt. Il comprend ce qu'il pourrait tirer de l'anneau, mais après avoir tué son frère pour être seul à le posséder, il ne sait plus qu’en faire. Après avoir tué son frère, il récupére l’or du trésor d’Alberich, l’entasse dans une grotte, se transforme en dragon grâce au Tarnhelm (heaume magique) et garde jalousement son trésor dans son antre. Dans Siegfried c'est un dragon assoupi et débonnaire comme l'était Fasolt avant de mourir[9],[15]. Il est tué par Siegfried. L'aspersion de son sang rend Siegfried capable de comprendre le langage des oiseaux, dont l’un le conduira jusqu’à Brünnhilde endormie. Ce rôle est joué par une voix de basse profonde et grave pour exprimer l'ampleur du Géant[7].
  • Fasolt (de) : Frère cadet de Fafner, ce personnage est à la fois gentil, soumis et réellement amoureux de Freia. À l'inverse de Fafner, il doit être joué par une basse chantante ou un baryton[6].

Nibelungs

(En allemand « Nibelung » sing., « Nibelungen » plur.) Étymologiquement, leur nom signifie ’peuple des brumes’ (de Nebel, la brume). Nains vivant dans les entrailles de la Terre, qui maîtrisent l’art de la forge.

  • Alberich : Frère de Mime et père de Hagen. C'est le roi des Nibelungs (Alberich signifie ’roi des albes’, un albe étant dans la mythologie germanique une maniere d’elfe, bénéfique ou maléfique). Il rêve de devenir le maître du monde. Il vole l'or aux Filles du Rhin en renonçant à l’amour, forge l'anneau qui doit le rendre maitre tout-puissant du monde, et proclame plus tard sa malédiction lorsque Wotan le lui vole a son tour. L’anneau perdu à la scène 4 de l'Or du Rhin il n'a qu'une obsession : le récupérer. Cette obsession ne subit pas les outrages du temps. C'est l'un des responsables de la catastrophe finale [16],[5]. Le personnage d'Alberich apparaît dans trois des opéras du cycle. Il doit être interprété par une voix de baryton et doit avoir un timbre propre à exprimer la colère et la haine[7].
  • Mime : Nibelung, frère d'Alberich, habile forgeron. Il forge pour Alberich le Tarnhelm, heaume magique qui lui permet de devenir invisible ou de prendre toute forme qu’il lui plaît. Après la déconfiture des Nibelungen, il se réfugiera dans une forêt, oú où il recueillera Siegfried dès sa naissance, Sieglinde mourant en couches. Celle-ci lui ayant révélé que l’enfant deviendrait le plus grand héros de la terre, et lui ayant confié les débris de Nothung, l’épée de Wotan et Siegmund, Mime élèvera Siegfried pour pouvoir lui faire tuer Fafner et récupérer l’anneau et l’or, et ensuite l’empoisonner. Mais l’oiseau de la forêt avertit Siegfried, qui tue le nain. C’est un rôle de ténor de caractère et puissant ; c'est presque le rôle principal de Siegfried[16].

Wälsungs

(En allemand « Wälsung » sing., « Wälsungen » plur.)

La « Lignée de Wälse » : ce sont les descendants jumeaux d'une mortelle et de Wotan (alors appelé Wǎlse ou Waelse, qui porte une peau de loup). Ils ont l'instinct sauvage et la liberté par lesquels Wotan espère libérer le monde malgré ses propres contraintes (les pactes qu'il a conclus et auxquels il ne peut se soustraire). Leurs noms commencent tous par Sieg victoire »). Le nom Wälse est formé par Wagner sur le mot Völsung, lignée de héros de la Völsunga saga islandaise.

  • Siegfried : Fils incestueux des jumeaux Siegmund et Sieglinde. Il est physiquement présent dans les deux dernières journées. Son thème puissant apparaît dès la Walkyrie (acte III, scène 1). Il reforge Notung, l'épée léguée à Siegmund par Wotan et brisée par lui lors du combat singulier contre Hunding. Il sera l’élu appelé à franchir les flammes qui protègent Brünnhilde, qu'il réveille sur son rocher, et à qui il jure un éternel amour, lui donnant l’Anneau en gage. Dans le Crépuscule des dieux, il trahira a son insu ce serment, victime d’un philtre d’oubli, et sera finalement tué par Hagen à qui Brünnhilde, par vengeance, a révélé le secret pour pouvoir le frapper à mort. A l'origine, il était le personnage central du mythe, Wagner n’avait envisagé qu’un seul ouvrage , « La Mort de Siegfried ». Dans Siegfried on le voit franchir les étapes de son développement[9]. Le personnage peut aussi être considéré comme une allégorie de l'adolescence devenant adulte, et comme l’archétype du héros invincible et pur dont seules la trahison et la bassesse auront raison[17]. C'est un rôle de ténor héroïque (Heldentenor) avec une voix forte pouvant dominer la puissance orchestrale[10].
  • Sieglinde : Fille de Wotan (sous le nom de Waelse) et d’une simple mortelle, sœur jumelle de Siegmund, mère de Siegfried. Elle incarne le premier mouvement de révolte du Ring. Elle quitte son époux Hunding, séduite par son frère jumeau (Siegmund)[9]. Une voix de soprano lyrique est nécessaire pour à ce rôle[16].
  • Siegmund : Fils de Wotan (sous le nom de Waelse) et d’une simple mortelle, frère jumeau de Sieglinde, père de Siegfried. Il est trahi et tué par son père, à la demande de Fricka. Il était conçu par Wotan pour réaliser « l'exploit rédempteur » : récupérer l'anneau et le rapporter aux dieux. C'est un combattant courageux et altruiste. Il est la première victime des contradictions de Wotan. Ce rôle est dévolu à une voix de ténor lirico-spinto ou dramatique[7],[6].

Filles du Rhin

Ce sont soit des nymphes, des ondines, des nixes ou des sirènes. Elles sont chargées par leur père (le Rhin) de veiller sur l'or caché au fond du fleuve.

  • Floßhilde (autre orthographe : Flosshilde) : Sœur de Wellgunde et Woglinde. Ce serait la plus âgée et la plus prudente : c'est elle qui met en garde ses sœurs contre Alberich, sans résultats.
  • Wellgunde : Sœur de Woglinde et Flosshilde.
  • Woglinde : Sœur de Wellgunde et Flosshilde.

Gibichungen (humains)

Une famille régnant sur le Rhin selon un système monarchique. Gibich etait un roi legendaire des Burgondes. Gibichungen : la lignée de Gibich.

  • Gunther : Roi des Gibichungen, fils des humains Gibich et de Grimhilde ; demi-frère de Hagen par sa mère, séduite a prix d’or par Alberich vieillissant qui voulait un fils susceptible de reprendre l’Anneau à Fafner. Il épouse Brünnhilde, que Siegfried devenu amnésique par ruse de Hagen a oubliée, et quil est allee quérir sur son rocher pour pouvoir lui-même épouser Gutrune dont le philtre l’a fait tomber éperdument amoureux. En réalité, il incarne la proie idéale : sans personnalité, sans désir, sans volonté, vaniteux et fat, sous la coupe de Hagen dont il est le jouet. Le personnage est interprété par un baryton[6],[9].
  • Gutrune : Sœur de Gunther. Elle est aussi sous la coupe de Hagen. Sans grande personnalité non plus, elle rêve du grand amour impossible avec Sigfried, le célèbre héros. Etant la première femme que voie Siegfried après avoir bu le philtre d’oubli, le héros en tombe amoureux et veut l’épouser. Hagen et Gunther acquiescent, à condition que Siegfried, seul à pouvoir franchir les flammes, aille chercher Brünnhilde pour qu’elle épouse Gunther. Gutrune est sincèrement amoureuse de Siegfried et ne découvrira qu'à la fin qu'elle n'est qu'une marionnette dans les mains de Hagen[9]. Elle a peu de caractère et est inexistante face à Brünnhilde. Elle est interprétée par un soprano dramatique ou lyrique. L'avantage de donner le rôle à une soprano lyrique permet au directeur musical et au metteur en scène d'utiliser la même cantatrice pour exécuter les rôles de Freia et de Gutrune[6].
  • Hagen : Fils d'Alberich et de la mortelle Grimhilde, également mère de Gunther et Gutrune. Il est censé être le contre-héros qu’a engendré Alberich pour reprendre l’Anneau. mais Hagen compte bien récupérer l’Anneau pour son propre compte. Il manipule Gunther, Gutrune, Siegfried grâce au philtre, et Brünnhilde grâce à la jalousie. Il conçoit tout le scénario du piège qui lui permettra de tuer Siegfried sous prétexte de venger l’honneur bafoué de Gunther, et de reprendre l’Anneau. Dans le cataclysme final, il sera entraîné et noyé par les Filles du Rhin dans les eaux du fleuve débordant, après qu’elles auront enfin repris l’Anneau maudit. Le rôle requiert une basse profonde dont le timbre doit avoir toute la noirceur possible[10].

Animaux

  • L'Oiseau (en allemand « Waldvogel », l'Oiseau de la Forêt) : Mystérieux et prophétique, il guide Siegfried dans la forêt puis lui montre le chemin jusqu'au rocher de Brünnhilde. L'Oiseau représente un aspect de la nature[18] et il est musicalement représenté par deux thèmes : Oiseau de la forêt et Avertissement. Il doit être interprété par une voix de soprano[19].
  • Le Crapaud : l’une des formes prises par Alberich grâce au Tarnhelm dans L’Or du Rhin. Il représente la dissimulation, la disgrâce et la laideur. Un leitmotiv lui est associé[19].
  • Les Corbeaux : Ils sont dans la mythologie scandinave les oiseaux emblématiques d’Odin/Wotan. Wotan s’est terré au Walhalla après sa rencontre avec Sigfried, qui a brisé sa lance. Les 2 corbeaux sont ses émissaires, ses observateurs, qui l’informent de l’état du monde. Ils sont présents lors de la chasse où Hagen peut tuer Siegfried en le faisant se retouner pour les voir, lui permettant ainsi de le frapper dans le dos, seul endroit où il soit vulnérable. Et ce sont eux qui, sur injonction de Brünnhilde, emportent les brandons pris au bûcher funéraire de Siegfried pour déclencher l’incendie qui détruit le Walhalla[19].
  • Grane : Cheval de Brünnhilde, puis de Siegfried, symbole de courage et de fidélité, sur lequel Brünnhilde se jettera dans le bûcher funéraire de Siegfried.

Autres personnages

  • Hunding : Époux de Sieglinde, du clan des Neidingen, ennemis jurés de Wälse et des Wälsungen. Siegmund étant un Wälsung, et s’étant de surcroît enfui avec son épouse, il rattrape les fuyards, affronte Siegmund en combat singulier. Siegmund est sur le point de le tuer mais Wotan intervient et, prisonnier de son serment à Fricka de ne pas protéger l’adultère et l’inceste, brise de sa lance Notung, l’épée de Siegmund. Hunding tue alors Siegmund. Puis Wotan, d’un geste et d’un regard, foudroie surplace Hunding. Le rôle est tenu par une basse profonde au timbre aussi sombre que possible.
  • Les Trois Nornes : Filles d'Erda, sans que soit jamais dit qui est leur père. Elles n’ont pas de nom, contrairement à la saga originelle. Elles tressent les fils de la destinée, chacune lisant une partie du savoir éternel : le passé, le présent et le futur. Elles sont interprétées par trois voix de femmes différentes : voix de contralto pour le passé, voix de mezzo-soprano pour le présent et voix de soprano pour le futur. La tresse de la destinée se rompt : c’est la fin de ces dieux-là et de leur monde.
  • Les Vassaux : Ce sont les hommes liges de Gunther. Ils sont totalement dévoués à Hagen, de facto le véritable chef des Gibichungen, qui se sert d'eux pour donner une apparence de légitimité à l'assassinat de Siegfried. Ils ont donc plus qu'un simple rôle décoratif[20].

Ordre d'apparition

Personnages et leur présence (par ordre d'apparition)
Personnages Voix L'Or du Rhin La Walkyrie Siegfried Le Crépuscule des dieux
Woglinde Soprano x x
Wellgunde Soprano x x
Flosshilde Mezzo-soprano[21] x x
Alberich Baryton x x x (rêve de Hagen)
Fricka Mezzo-soprano x x
Wotan Baryton, baryton-basse (Siegfried) x x x (le Voyageur)
Freia Soprano x
Fasolt Basse x
Fafner Basse profonde x x (dragon)
Froh Ténor x
Donner Baryton x
Loge Ténor x
Mime Ténor x x
Erda Contralto x x
Siegmund Ténor x
Sieglinde Soprano x
Hunding Basse x
Brünnhilde Soprano x x x
Helmwige Soprano x
Gerhilde Soprano x
Waltraute Mezzo-soprano x x
Ortlinde Soprano x
Siegrune Mezzo-soprano x
Rossweisse Contralto x
Grimgerde Contralto x
Schwertleite Contralto x
Siegfried Ténor x x
L'Oiseau Soprano x
1re Norne Contralto x
2e Norne Mezzo-soprano x
3e Norne Soprano x
Gunther Baryton x
Hagen Basse profonde x
Gutrune Soprano x

Notes et références

Voir aussi

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