Peter Wessel Zapffe
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Université d'Oslo (jusqu'en )
| Naissance | |
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Tromsø lærerhøgskole (d) (jusqu'en ) Université d'Oslo (jusqu'en ) |
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Fritz Gottlieb Zapffe (d) |
| Conjoint |
Bergljot Espolin Johnson (d) (de à ) |
| Influencé par |
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Le dernier messie, Om det tragiske (d), Vett og uvett (d), Lyksalig pinsefest (d) |
Peter Wessel Zapffe (18 décembre 1899 - 12 octobre 1990) est un philosophe, écrivain, artiste et alpiniste norvégien pessimiste et antinataliste qui est l'auteur de l'essai Le dernier messie.
Son père, Fritz Gottlieb Zapffe, (1869-1956) est un explorateur polaire norvégien, qui participe à l'expédition de Roald Amundsen au pôle Nord en tant que médecin et responsable des approvisionnements.
Peter Zapffe naît le 18 décembre 1899 à Tromsø. Ses parents souhaitent qu'il embrasse une carrière juridique[1]. Il étudie le droit à l'Université d'Oslo. Peu après son arrivée à Oslo, Zapffe fait la connaissance d'Arne Naess passionné comme lui par la philosophie et l'alpinisme[2]. Ils entretiendront une correspondance pendant plus de cinquante ans, de 1928 à 1978[3]. Pendant ses études de droit, Zapffe apprend l'alpinisme en autodidacte et acquiert rapidement une grande popularité grâce aux récits de ses aventures accompagnés de dessins humoristiques[1].
En 1923, Zapffe retourne à Tromsø, où il commence à travailler comme assistant juridique.
Lors des recherches d'Umberto Nobile en 1928, il embarque à bord du navire arctique DS Isbjørn pour se rendre à Svalbard. Deux ans plus tard, il rejoint le même navire comme photographe en route pour Kvitøya, où l'expédition Bratvaag vient de trouver l'épave du ballon de Salomon August Andrée. Il décrit le camp de base et la découverte du corps d'Andrée. Zapffe trouva un flacon de morphine et deux comprimés à une vingtaine de centimètres du corps d'explorateur. Il évoque la possibilité que Fraenkel ou Andrée, à l'insu de l'autre, ait mis de la morphine dans la nourriture, se tuant ainsi que son compagnon[4],[5].
Zapffe abandonne le domaine de droit et entreprend les études de littérature à Oslo. Il obtient une licence en lettres, puis, un doctorat en philosophie en soutenant durant l'hiver 1940 sa thèse, Sur le tragique, qui explore le concept du tragique dans l'existence humaine, en l'examinant à travers le prisme de la biologie, de la psychologie et de la philosophie[6]. L'automne suivant, il obtient son doctorat en philosophie et remanie une version abrégée de sa thèse en vue de sa publication. Ce livre volumineux, de plus de 600 pages, consacre Zapffe comme l'un des philosophes les plus originaux de Norvège[1]. L'ouvrage ne sera traduit en anglais que plus d’un demi-siècle plus tard[1].
Il a écrit un certain nombre d'essais et de récits sur ses escapades dans la nature, recueillis dans le livre Barske Glæder (1969), accompagnés de dessins.
Zapffe s'opposait farouchement à toute intervention humaine dans la nature : la construction de routes, l'installation de lignes électriques, la pollution sonore, et même la présence humaine en elle-même. Son engagement pour la conservation n'était pas exempt d'élitisme. Les montagnes devaient rester « fermées », elles ne devaient pas être accessibles au grand public. Il considérait les êtres humains comme des éléments étrangers et affirmait que la Terre ne serait pas nécessairement en plus mauvais état sans eux[3].
Dans Barske glæder de Zapffe, on trouve deux essais classiques sur la protection de la nature : Avskjed med Gausta (Se séparer de Gausta – Gausta est une montagne emblématique de Norvège) et Farvel Norge (Adieu Norvège) qui peuvent être considérés comme les premières critiques acerbes de la « conquête » de la nature par la Norvège, écrites à une époque où la croyance dans les mérites de la technologie et du progrès était encore largement incontestée[3].