Peter von Matt
From Wikipedia, the free encyclopedia
| Naissance | |
|---|---|
| Décès | |
| Nationalité | |
| Domicile |
Dübendorf (- |
| Formation | |
| Activités | |
| Conjoint |
Beatrice Matt (d) |
| A travaillé pour | |
|---|---|
| Membre de | |
| Directeur de thèse |
Emil Staiger (en) |
| Genre artistique | |
| Distinctions | Liste détaillée Prix Johann-Heinrich-Merck () Prix Johann Peter Hebel () Prix de la Frankfurter Anthologie (d) () Prix Friedrich-Märker (en) () Prix européen de l'essai Charles-Veillon () Deutscher Sprachpreis (d) () Prix Heinrich-Mann () Prix Frères-Grimm de l'université de Marbourg (en) () Prix suisse du livre () Prix Goethe de la ville de Francfort () Ordre Pour le Mérite pour les sciences et arts (d) |
Peter von Matt, né le à Lucerne et mort le à Zurich[1],[2],[3], est un critique littéraire et écrivain suisse.
Peter von Matt grandit à Stans, dans le canton de Nidwald[4]. Il étudie la philologie allemande, la philologie anglaise et l’histoire de l’art à l’Université de Zurich et à Nottingham. En 1964, il obtient son doctorat sur Franz Grillparzer sous la direction d’Emil Staiger. En 1970, il obtient son habilitation avec une thèse sur E. T. A. Hoffmann[5].
De 1971 à 1976 il est professeur-assistant et puis, de 1976 à 2002, professeur ordinaire de littérature allemande moderne à l’université de Zurich. En 1980, il est professeur invité à l’université de Stanford en Californie et, en 1992/1993, Fellow au Wissenschaftskolleg zu Berlin[5].
Peter von Matt était un ami proche de Max Frisch. Avec Siegfried Unseld, Peter Bichsel et Adolf Muschg, il est cofondateur de la Fondation Max Frisch, initiée par Max Frisch en 1979, qu’il préside de 1979 à 2013[6].
Il est un Européen convaincu[7] qui interpelle régulièrement la conscience de ses concitoyens. Il a notamment publié deux recueils d'essais traduits en français : Sang d'encre. Voyage dans la Suisse littéraire et politique (2005)[8] et La poste du Gothard ou les états d'âme d'une nation: promenades dans la Suisse littéraire et politique (2015).
Dans ses ouvrages plus spécialisés, ce professeur de littérature allemande moderne explore les chefs-d'œuvre de la littérature mondiale sous un angle original. Il a également consacré des livres à des thèmes inattendus, tels que les « erreurs familiales » en littérature ou le « baiser ».[réf. nécessaire]
Figure marquante du monde littéraire germanophone et conférencier recherché, il ne se considérait pourtant pas comme un écrivain. L’écriture était pour lui « un calvaire », confiait-il à l’agence dpa pour ses 80 ans[9]. « Le pupitre est un chevalet de torture », avouait-il. Au cours de sa carrière, il a reçu de nombreuses distinctions, parmi lesquelles le prix européen de l’essai Charles-Veillon en 2002[10], le prix Heinrich-Mann en 2006, le prix suisse du livre 2012[11] et le prix Goethe en 2014.