Petit-Gentilly

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Le Petit Gentilly en 1739
Le Petit Gentilly en 1858

Le Petit-Gentilly (ou « Gentilli ») comportait deux parties

  • La vallée de la Bièvre divisée en deux bras parallèles aux larges méandres, entourant des étangs et prairies inondables. Ce territoire ne comprenait en 1790 qu'une quinzaine de maisons rue du Pot au Lait (actuellement rue Brillat-Savarin) avec des lieux-dits « La Fontaine aux Clercs», "la Fontaine à Mulard", un moulin à eau, le moulin des prés dont l'emplacement était situé au croisement de la rue homonyme avec la rue Henri Pape. En hiver, la rivière et ses étangs étaient un lieu de patinage. 0n y récoltait la glace entreposée dans des puits maçonnés et livrée l'été par des entrepreneurs glaciers. A la date de l'annexion, la vallée de la Bièvre reste encore peu urbanisée

Comme dans les autres villages proches de Paris où le vin ne supportant pas les taxes de l'octroi était meilleur marché, les cabarets, guinguettes, restaurants et marchands de vins étaient nombreux. Les parisiens y affluaient les dimanches et fêtes : « Mais, quand Vaugirard est plein, son peuple reflue au Petit-Gentilly, aux Porcherons et à la Courtille : on voit le lendemain, devant les boutiques des marchands de vin, les tonneaux vides et par douzaines »[1].

Louis-Sébastien Mercier écrit dans Les Tableaux de Paris en 1781: « D'ailleurs, à quel point précis bornera-t-on la circonférence de la capitale ? Le Gros-Caillou, Chaillot, la Nouvelle-France, la Courtille, le Petit-Gentilly, Vaugirard, etc. n'appartiennent-ils pas incontestablement à la grande ville, puisque les maisons se touchent, & qu'il n'y a plus d'interruption ? »

Sciences naturelles

On y trouvait le Notoxe d'Helwig, Notoxus Helwigii, un petit coléoptère ressemblant à une fourmi[2].

Un peu au-dessus du hameau étaient exploitées des carrières de pierre qui furent étudiées par Georges Cuvier :

« Dans les deux carrières, au lieu-dit la Croix penchée, près du Petit-Gentilly, on trouve les premiers lits de calcaire marin coquillier, dès qu'on a traversé environ un mètre de terre meuble, mélangée de pierrailles calcaires et siliceuses. Les couches de marne qui précèdent ordinairement le calcaire coquillier ne se voient point ici. Il y a 15 à 17 mètres de masse ; mais les couches inférieures, composées de calcaire sablonneux et formant environ trois mètres, ne sont pas exploitées. C'est une règle qui n'a pas encore présenté de véritables exceptions »[3].

Joseph Pitton de Tournefort, herborisant près de Bicêtre, y trouva le Sium arvensis.

Industrie

Notes et références

Annexes

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