Selon Leibniz la perception est immédiate et spontanée, l'intellect n'y jouant aucun rôle. Au contraire l'aperception intervient après coup, à partir de la perception, et par réflexion[2].
Dans son exemple sur les vagues (Préface de Nouveaux Essais sur l'entendement humain), l'homme identifie le bruit de la vague en passant par la perception de bruits infiniment nombreux et infiniment petits des vaguelettes, des gouttes qui la composent, pour ensuite avoir conscience de ce qu'il entend dans l'ensemble (c'est l'aperception).
Leibniz explique donc que « Les perceptions insensibles sont aussi importants pour [la science de l’esprit, de l’âme] comme les corpuscules insensibles le sont pour la science naturelle, et il est tout aussi déraisonnable de rejeter l’un comme l’autre, sous prétexte qu'ils sont hors de portée de nos sens »[1].