Peur primale

film sorti en 1996 From Wikipedia, the free encyclopedia

Peur primale ou Terreur extrême au Québec (Primal Fear) est un thriller juridique américain réalisé par Gregory Hoblit et sorti en salles en 1996. À l'affiche de ce film figurent les noms de Richard Gere, John Mahoney et Frances McDormand et, pour son premier rôle au cinéma, celui d'Edward Norton (voir ci-dessous la fiche technique détaillée et la distribution)

Titre québécois Terreur extrême
Titre original Primal Fear
Réalisation Gregory Hoblit
Faits en bref Titre québécois, Titre original ...
Peur primale
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Titre québécois Terreur extrême
Titre original Primal Fear
Réalisation Gregory Hoblit
Acteurs principaux Richard Gere
Laura Linney
Edward Norton
John Mahoney
Frances McDormand
Sociétés de production Rysher Entertainment
Pays de production Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Policier
Drame
Durée 129 minutes
Sortie 1996

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.

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Présentation

Le film raconte l'histoire d'un avocat de la défense à Chicago persuadé de l'innocence de son client, un enfant de chœur accusé du meurtre d'un évêque catholique.

Le film a connu un succès commercial et critique, notamment grâce à la performance de Norton, qui a remporté en 1997 le Golden Globe du « meilleur acteur dans un second rôle » en 1997, a été nommé à l'Oscar du « meilleur acteur dans un second rôle » et au BAFTA du « meilleur acteur dans un second rôle ».

Synopsis

Ancien procureur de Chicago, Martin Vail (joué par Richard Gere) est devenu un avocat très médiatisé. Pour assurer la défense de ses clients, l'avocat vedette du barreau de la ville est aidé par son assistante Naomi Chance et par le détective Tommy Goodman (Andre Braugher), un ancien policier. Après une grosse affaire où il a travaillé pour le criminel Joey Pinero, il décide de prendre gratuitement la défense d'Aaron Stampler (Edward Norton). Ce jeune homme venu du Kentucky est accusé d'avoir sauvagement assassiné à coups de couteau l'archevêque Rushman, une éminente personnalité de la ville. Stampler l'aurait tué après lui avoir tranché la main et écorché les paupières. Arrêté par la police après avoir fui le lieu du crime, il explique à Vail qu'il a de fréquentes « absences » et ne se souvient que de s'être trouvé auprès du cadavre, le couteau ensanglanté à la main, et d'avoir aperçu un homme prendre la fuite.

Le procès débute, présidé par la juge Miriam Shoat (Alfre Woodard). La procureure Janet Venable (Laura Linney), autrefois assistante et petite amie de Vail lorsqu'il était lui-même procureur, s'est vu attribuer cette affaire par le procureur d'État John Shaughnessy (John Mahoney), politicien retors et homme d'affaires sans scrupules.

Vail est convaincu de l'innocence d'Aaron, un pauvre garçon timide et psychologiquement fragile. Avec Goodman et Chance, il se lance donc sur les traces d'un troisième homme. En parallèle, Vail fait appel au docteur Molly Arrington (Frances McDormand), psychiatre. Celle-ci rencontre Aaron pour comprendre le fond de sa pensée : le jeune homme semble en effet souffrir de troubles de mémoire réguliers et d'un trouble dissociatif de l'identité (« personnalité multiple »).

Goodman et Vail finissent par retrouver Alex, un ancien camarade d'Aaron, qui a suivi les cours de catéchisme de l'archevêque en même temps qu'Aaron et sa petite amie, Linda (Azalea Davila). Cette dernière a disparu de la circulation, mais Aaron ne semble pas inquiet. Alex avoue rechercher une cassette vidéo qui, « mise en scène » par l'archevêque, montre des relations sexuelles qu'il a avec Aaron et son amie. Après avoir retrouvé la cassette dans la demeure du prélat et l'avoir visionnée, Vail, en colère contre Aaron, lui rend visite en prison pour lui faire avouer tout ce qu'il a pu cacher d'autre. Négligeant les avertissements que lui avait donnés la psychiâtre, il se trouve tout à coup face à « Roy », la face cachée d'Aaron : ce dernier confesse avoir commis le meurtre pour protéger Aaron, qu'il juge trop faible pour survivre.

Vail comprend alors que son client est à la fois coupable et innocent. Il fait déposer la cassette chez Venable, qui l'utilise pour démontrer le mobile que les enquêteurs recherchaient en vain, puis se sert alors de ces éléments pour amener Shaughnessy à la barre en lui faisant avouer avoir couvert les agissements de Rushman afin de ne pas nuire à ses affaires. Mais la juge annule ce témoignage, reprochant à Vail de négliger son client au profit d'une vendetta personnelle contre le procureur d'État. La seule possibilité pour Vail de gagner est de produire des éléments montrant qu'Aaron n'est pas responsable de ses agissements, c'est-à-dire apporter la preuve de son trouble mental. Le docteur Arrington témoigne, mais son récit est fortement remis en doute par Venable, aucune caméra n'ayant filmé les aveux de « Roy ». Faisant témoigner alors Aaron, Vail s'arrange pour que l'agressivité de Venable fasse sortir « Roy », qui se jette sur la jeune femme en la tenant par le cou. Face à cette agression, la Juge suspend le procès et ordonne un procès sans jury afin de déclarer Aaron non coupable pour cause d'aliénation mentale. Les deux parties se mettent finalement d'accord pour un internement psychiatrique.

Vail se rend ensuite dans la cellule du tribunal où Aaron a été conduit pour lui annoncer la bonne nouvelle : il sera interné dans un hôpital psychiatrique pour y être soigné, et sera probablement relâché quelques mois plus tard. Mais à la suite d'une remarque qui échappe au jeune homme lorsqu'il exprime des remords pour avoir blessé Venable au cou, Vail sent un doute s'insinuer en lui : il comprend qu'Aaron était complètement conscient de ses actes lors de l'agression de Venable, ce qui contredit non seulement son amnésie supposée, mais également son dédoublement de personnalité. Aaron félicite l'avocat pour sa perspicacité ; il se vante ensuite d'avoir assassiné Linda et Rushman sans le moindre remords. Vail réalise alors qu'il n'y a jamais eu de « Roy », mais son client le corrige : il n'y a en fait jamais eu d'« Aaron », il a manipulé Vail depuis le début pour tourner le procès à son avantage. Mal à l'aise et consterné de n'avoir pas su deviner la vérité, Vail choisit d'éviter les flashs et sort du tribunal par une porte dérobée à l'arrière du tribunal.

Fiche technique

Distribution

Production

Choix des interprètes

Dates et lieux de tournage

Musique

Distinctions

Récompenses

Le film révèle l'acteur Edward Norton, qui est nommé à l'Oscar et reçoit un Golden Globe.

Nominations

Accueil

Accueil critique

Jean Tulard écrit dans Guide des films (éditions Robert Laffont, 2002) : « On dirait un téléfilm, et Gere n'arrange pas les choses en avocat sûr de lui ».

Pierre Murat écrit dans Le Guide du cinéma chez soi (Télérama hors série, 2002) : « ... la double personnalité du coupable repose sur les ficelles usées de la psychanalyse made in Hollywood... ce film à procès dénonce bien les mœurs d'une certaine église, les magouilles de certains procureurs et l'ambiguïté de certains avocats stars dans les médias... sa mise en scène, ici, est extrêmement efficace. Et Edward Norton accusé du meurtre d'un évêque pornographe est étonnant ».

Box-office

Peur primale est un succès commercial, rapportant 102 616 183 $ de recettes mondiales, dont 56 116 183 $ aux États-Unis, où il occupe la première place du box-office durant trois semaines[3], pour un budget de 30 000 000 $[3].

En France, le succès du film est plus limité, puisqu'il totalise près de 430 000 entrées[4].

Autour du film

Notes et références

Liens externes

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