Peyami Safa

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Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 62 ans)
IstanbulVoir et modifier les données sur Wikidata
Pseudonyme
Server BediVoir et modifier les données sur Wikidata
Peyami Safa
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 62 ans)
IstanbulVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Pseudonyme
Server BediVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Vefa High School (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Père
İsmail Safa (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Fratrie
İlhami Safa (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Parentèle
Behçet Safa (d) (neveu)
Ali Kami Akyüz (d) (oncle)Voir et modifier les données sur Wikidata
Œuvres principales
Gençliğimiz (d), Şimşek (d), Cingöz Recai (d), Dokuzuncu Hariciye Koğuşu (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Vue de la sépulture.

Peyami Safa (né à Constantinople en , mort dans la même ville, devenue Istanbul, le ) est un écrivain et journaliste turc[1] ayant rédigé, entre autres choses, un livre de grammaire française.

Enfance

Peyami Safa vient d'une famille qui bien que pauvre comporte nombre d'intellectuels et de lettrés, son père Ismail Safa Bey est d'ailleurs un célèbre poète ottoman de son époque. Hormis son père, son oncle Ahmet Vefa était lui aussi poète, son autre oncle Ali Kamil Akyüz était écrivain, son grand frère Ilhami Safa était journaliste, tandis que son cousin Behçat Kami était écrivain et journaliste.

Le père de Peyami Safa meurt alors que ce dernier n'a que deux ans ce qui contraint Safa à retourner vivre chez sa mère à Istanbul où il grandit. À l'âge de huit ans il est touché par une maladie de la moelle osseuse dont il souffrira toute sa vie et à cause de laquelle il faillit être amputé du bras. Son refus et un traitement prolongé parvinrent à empêcher l'amputation mais cette dernière laisse des effets psychologiques marquant dont celui de la crainte de la résurgence de la maladie[2].

Carrière

En raison de la pauvreté de sa famille Safa est obligé de commencer à travailler dans une imprimerie à l'âge de treize ans et ne peut suivre une éducation formelle. Cependant il commence ses débuts dans le monde de la littérature à l'âge de quatorze ans en écrivant une histoire intitulée "Bir Mekteplinin Hatirati – Karanliklar Krali” (“Mémoires d'un Écolier – Le Roi des Ténèbres ») qu'il parvient à faire publier. À la suite de cela il parvient à se faire employer par la Bogaziçi Rehber–i Ittihat Mektebi, étudia le français, suivit des cours en psychologie et pédagogie et enseigna dans cette école pendant quelque temps. Plus tard il publia dans divers journaux des histoires traduites du français et réussit à occuper une place dans le monde de l'édition. À la suite de ces débuts, les journaux de la période publièrent ses différentes œuvres sous le titre « Asrin Hikayeleri » (« Histoires du Siècle »), il continua d'ailleurs tout au long de sa vie à écrire régulièrement pour la presse. L'année de sa mort d'une hémorragie cérébrale, il était devenu le principal écrivain du journal Son Havadis[3].


Son œuvre

L'œuvre de Safa est particulièrement riche puisqu'il aborde presque tous les domaines de la littérature à l’exception de la poésie.

Romans : Gençligimiz (Notre Jeunesse, 1922), Sözde Kizlar (Soi-disant filles, 1928), Şimşek (Foudre, 1923), Mahser (Jugement dernier, 1924), Bir Aksamdi (Ce fut une soirée, 1924), Dokuzuncu Hariciye Kogusu (Neuvième Quartier Externe, 1930), Atilla (1931), Fatih – Harbiye (1931), Bir Tereddüdün Romani (Le roman d'une hésitation, 1933), Matmazel Noraliya’nin Koltugu (Le fauteuil de Mademoiselle Noraliya, 1949), Yalniziz (Nous sommes seuls, 1951),et Biz Insanlar (Nous les gens, 1959)

Pièce de théâtre : Gün Doguyor (Day Breaks, 1937)

Histoire : Din, Inkilap, Irtica (Religion, Révolution, Réaction, 1971), et Yazarlar, Sanatçilar, Meshurlar (Écrivains, Artistes, Personnes célèbres, 1976).

Essais : Zavalli Celal Nuri Bey (Le miserable Celal Nuri Bey, 1914), Büyük Avrupa Anketi (Le grand questionnaire Européen, 1938), Türk Inkilabina Bakislar (Perspectives sur la révolution turque, 1938), Felsefi Buhran (Crise philosophique, 1939), Millet ve Insan (Nation et individu, 1943), Mahutlar (Mentionné ci-dessus, 1959), Sosyalizm (Socialisme, 1961), Nasyonalizm (Nationalisme, 1962), Mistisizm (Mysticisme, 1962), Dogu – Bati Sentezi (Synthèse Est Ouest, 1968)¸ Nasyonalizm – Sosyalizm – Mistisizm (Nationalisme – Socialisme – Mysticisme, 1968), et Osmanlica – Türkçe – Uydurmaca (Ottoman – Turque – Fabriqués, 1970).

Travaux ayant été adaptés en films : Sözde Kizlar, (réalisé par Muhsin Ertugrul 1924, réalisé par Nejat Saydam 1967, réalisé par Orhan Elmas 1990), Beyaz Cehennem (L'enfer blanc, réalisé par Metin Erksan 1954), Cumbadan Rumbaya (De la baie vitrée à Rumba, réalisé par T. Demirag 1960), Dokuzuncu Hariciye Kogusu (réalisé par Nejat Saydam 1967, réalisé par Salih Diriklik 1985), Sabahsiz Geceler (Nuits sans lendemains, réalisé par E. Göreç 1968), et Cingöz Recai (Recai le rusé, réalisé par Server Bedi 1969)[4].


Thématiques abordées

Notes et références

Liens externes

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