Les origines remontent au Décret d'unification du 19 avril 1937, promu par Francisco Franco, qui a signifié l'unification en seul parti de la Falange Espagnole des JONS et la Comunión Tradicionalista, une mesure à laquelle de nombreux phalangistes de la vieille garde se sont opposés notamment Manuel Hedilla qui tentera sans succès de reconstituer un groupe phalangiste indépendant.
Par la suite, en décembre de 1937, apparaissent dans la zone franquiste, quelques pamphlets phalangistes dénonçant l'accaparement du mouvement par le gouvernement militaire. Un ancien collaborateur de José Antonio Primo de Rivera, Vicente de Cadenas, sera accusé de la diffusion de ces pamphlets et d'avoir reconstitué un groupe phalangiste, chose qu'il niera.
En 1939, d'anciens phalangistes dont Narciso Perales, Tito Meléndez et Eduardo Ezquer (ancien chef provincial de Falange à Badajoz) seront arrêtés pour avoir tentés de reconstituer une « Phalange authentique ».
En décembre de 1939, au domicile madrilène du lieutenant colonel Emilio Rodríguez Tarduchy, est créée la Phalange espagnole authentique, organisation clandestine dont furent membres Patricio González de Canales, Daniel Buhigas, Ricardo Sanz, Ventura López Coterilla, Luis de Caralt, José Antonio Pérez de Cabo, Gregorio Ortega Gil et Ramón Cazañas. Cette organisation aurait maintenu des contacts avec le chef du Parti Nazi en Espagne, l'allemand Hans Thomsen. L'activité du groupe est pourtant limitée et, bien que surveillée par les autorités, la Phalange continue son activité jusqu'en 1943.
Bien plus tard, en janvier 1979, Javier Sauras Castresana, Manuel Velasco Vaquero et Miguel Hedilla de Rojas (fils de Manuel Hedilla) fondent une nouvelle Phalange espagnole authentique à la suite d'une rupture interne lors du 3e congrès de la Phalange espagnole des JONS (authentique). Le 6 mars est constituée la branche de jeunesse de l'organisation, la Juventudes de Falange Española Auténtica (JFEA), dirigée par Gustavo Morales Delgado[2],[3].