Phallocentrisme
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Le phallocentrisme, est un terme de 1927, désignant la centration de la théorie psychanalytique sur le phallus.
Phallus œdipien
Voir aussi Le phallus en psychanalyse.
La place du phallus dans la métapsychologie s'exprime notamment par le conflit œdipien. Dans le complexe d'Œdipe, le garçon craint la castration, qui se présente comme fantasme originaire. Il craint que son père ne le castre et cette castration est essentielle à la définition de l'interdit, ce qui amènera la possibilité d'une culpabilité névrotique. C'est cette castration qui pousse le garçon à résoudre le complexe d'Œdipe en abandonnant l'objet pulsionnel qu'est sa mère — il renonce à l'inceste.
Quant à la fille, c'est justement par ce qu'elle pense avoir été castrée qu'elle entrerait dans le complexe d’Électre, recherchant un substitut du phallus chez le père ou dans la maternité, ce que Freud nomme envie du pénis.
Phallus symbolique et imaginaire

Quant à Lacan, il montrera que le signifié du désir ne peut qu'être associé au phallus comme signifiant. À ce titre, le phallus est surtout un élément symbolique essentiel, bien qu'il y ait aussi un phallus imaginaire, le phallus de la mère.
Phallocentrisme pulsionnel
Sigmund Freud emploie peu le terme de phallus, mais étudie cependant la question d'un phallocentrisme[évasif]. Il décrit la pulsion comme une excitation tendant à être liquidée (poussée pulsionnelle) et recherchant pour cela l'accomplissement d'un but. Ce but peut être actif, par exemple regarder une scène sexuelle, ou passif, par exemple être épié. Mais ces deux buts impliquent bien une activité de la pulsion.
La pulsion est donc toujours active, quand bien même son but serait d'être humilié. La nature même de la libido est une excitation active que Freud décrira comme libido masculine - il ne saurait y avoir que de libido masculine[1].
