Phare de Boat Bluff

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Site
Sarah Island (Canada, Colombie-Britannique) (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Localisation
Mise en service
Phare de Boat Bluff
Kitimat-Stikine
Phare de Boat Bluff (2009)
Localisation
Coordonnées
Site
Sarah Island (Canada, Colombie-Britannique) (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Localisation
Histoire
Mise en service
Patrimonialité
Gardienné
oui
Architecture
Hauteur
7 mVoir et modifier les données sur Wikidata
Hauteur focale
11,6 mVoir et modifier les données sur Wikidata
Matériau
Aluminium (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Équipement
Portée
7 NMVoir et modifier les données sur Wikidata
Feux
Oc WR 5sVoir et modifier les données sur Wikidata
Aide sonore
1 coup/20s
Identifiants
ARLHS
Amirauté
G5720Voir et modifier les données sur Wikidata
GCC
P640Voir et modifier les données sur Wikidata
NGA
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Localisation sur la carte de Colombie-Britannique
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Le phare de Boat Bluff est une station de signalisation maritime canadienne sur une île côtière de la province de Colombie-Britannique. Le phare est actif depuis 1907 et gardé depuis 1930. Il participe à sécuriser l'importante navigation sur le chenal du Passage Intérieur. Il se situe à proximité du village amérindien de Klemtu dans le district régional de Kitimat-Stikine.

Le phare de se situe à km au nord du village de Klemtu, en bordure du chenal de navigation du Passage Intérieur, à la pointe sud-ouest de l'île Sarah. L'île Sarah s'étend sur un axe nord-sud sur près de 27 km de long et km de large pour une superficie de 96 km2. Son relief très marqué culmine vers 850 m, dominant les chenaux marins: à l'est le chenal Finlayson et à l'ouest le chenal Tolmie. Boat Bluff dépend de l'aire électorale C du district régional de Kitimat-Stikine de la province canadienne de la Colombie-Britannique[1],[Notes 1],[2].

Le phare guide les navires venant du sud en direction du port de Prince Rupert en marquant l'entrée étroite du chenal Tolmie sur le chenal Finlayson. Il fait partie des nombreux feux qui jalonnent le Passage Intérieur. Contrairement à Boat Bluff, il s'agit généralement de tours non gardées de plus petites dimensions. Ainsi à peine km au sud, sur l'île Jane, le feu de la pointe Reef le précède tandis qu'à 3,5 km au nord le feu de Parry Patch lui succède[1],[Notes 1],[3].

Histoire

Au début du XXe siècle, la navigation se développe sur le Passage Intérieur en relation avec l'exploitation économique de la région : pêcheries et conserveries de saumons, bucheronnage, mines. Des balises sont édifiées pour sécuriser la navigation sur cette voie très fréquentée[4].

Le premier phare de Boat Bluff est établi en 1907, il s'agit alors d'une structure en acier non gardée. La première tour gardée date de 1930, tandis que l'actuelle structure date de 1979. Ce phare est classé comme phare patrimonial au titre de la loi sur la protection des phares patrimoniaux[5] en date du [4].

En février 1936, la goélette deux-mâts Maid of Orleans navigue dans le passage Intérieur vers le nord, elle est prise dans une tempête de neige. Le bateau est privé de visibilité, il ne voit ni le feu du phare ni n'entend la corne de brume. Il heurte la côte et sombre à la marée descendante. Les quinze passagers et l'équipage sont évacués sur les canots de sauvetage et recueillis par le gardien et sa femme[6].

Le phare et ses annexes

Cette station de signalisation maritime comprend outre le phare : deux maisons de deux étages pour les gardiens, des cuves à fioul, des panneaux solaires, une salle des machines, un hangar à bateau. L'accès est facilité par une hélisurface ainsi que de modestes installations portuaires comprenant une jetée et une grue[4],[Notes 2],[6],[7].

Le phare actuel est situé sur la berge. On peut distinguer de bas en haut trois parties. La partie basse en béton peinte en rouge est constitué d'une plateforme carrée, reposant sur quatre piliers ancrés sur les rochers du rivage. La partie médiane est un pylône caractéristique, en forme de pyramide élancée et tronquée à son extrémité supérieure. Il est formé d'une simple ossature de poutrelles d'aluminium, non peinte, en claire-voie de m de haut. Enfin, la partie sommitale comprend une seconde plate-forme carrée plus petite que la précédente ainsi que le feu[4],[8].

Ce phare est géré par la Garde côtière canadienne qui le répertorie sous l'identifiant 640[6]. Dans la classification internationale maintenue par l'Amirauté britannique, il est répertorié sous le code G-5720[3]. Il est aussi répertorié par l'Amateur Radio Lighthouse Society (société radioamateur des phares) sous l'identifiant CAN-048 et la National Geospatial - Intelligence Agency (agence nationale de renseignement géospatial américaine) sous l'identifiant 12 000[9],[10]. Le phare n'est pas accessible au public[6],[Notes 3].

Caractéristiques des signaux maritimes

Son feu à occultations émet, à une hauteur focale de 11,6 m, un éclat blanc et rouge, selon secteurs, à la fréquence d'un éclat toutes les 5 secondes. Cette période de 5 secondes se découpe en une séquence de lumière durant 4 secondes suivie d'une brève séquence d'obscurité durant une seconde. Sa portée nominale est de 7 milles nautiques (environ 13 km)[3],[Notes 2].

Station météorologique et climat

Notes et références

Voir aussi

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