Phare de Chanchardon

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Le phare de Chanchardon est un phare en France. Il se situe en pleine mer[1],[2] dans le golfe de Gascogne[3] au sud-ouest de l'île de Ré, au nord du pertuis d'Antioche, à l'extrémité d'une pointe rocheuse qui s'avance à trois kilomètres en mer[4]. Il est situé à proximité de La Couarde-sur-Mer[3],[5] et d'Ars-en-Ré[4],[5], département de la Charente-Maritime, en région Nouvelle-Aquitaine[4],[5].

Localisation
Construction
1919
Automatisation
Oui
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Phare de Chanchardon
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Localisation
Coordonnées
Localisation
Histoire
Construction
1919
Automatisation
Oui
Gardienné
Non
Visiteurs
Non
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Description

Le phare de Chanchardon est une tourelle en béton plein de section octogonale, sur un caisson bétonné de 14 mètres de diamètre[4]. La hauteur de la tourelle varie selon les sources entre 18[3],[6] et 20 mètres[7]. Une échelle formée d'échelons scellés dans le béton permet l'accès au sommet[4]. La tourelle est peinte en noir avec une bande blanche à la base. Le nom du récif « Chanchardon » est inscrit en lettres blanches[4],[3],[6] sur la partie noire.

Le phare est automatisé[3],[6]. Au sommet se trouve un réservoir d'huile pour alimenter le feu à occultations[4], qui clignote sur le rythme de quatre secondes de lumière[4],[8] et deuxd'occultation[4]. Le feu possède deux secteurs blanc et rouge[8], ce dernier couvrant un angle de 172 degrés. La portée du secteur blanc est de 14 milles[4] (20 km environ[3],[6]), ou seulement 11 milles selon d’autres sources[7], et le secteur rouge a une portée de huit milles[7] (15 km environ[3],[6]).

Historique

La construction du phare a été décidée en 1912 par l'administration, sur demande du conseil municipal d'Ars-en-Ré, qui réclamait que ces parages dangereux soient mieux signalés (jusque-là ils l'étaient seulement par le phare de Chauveau) après une succession de naufrages sur les rochers de Chanchardon[4]. Pour la seule année 1905, on ne recense pas moins de quatre naufrages dans les environs[3],[6].

Les travaux débutent en 1913 mais sont interrompus par le déclenchement de la Première Guerre mondiale l’an suivant. Ils ne recommencent véritablement qu’en 1916 et s’achèvent en 1919, après l’Armistice[4],[3],[6]. Le phare est conçu par l'ingénieur en chef Lombard, avec une technique de construction originale : la base est un caisson métallique étanche, construit par l’entreprise Daydé-Pillé dans une forme de radoub au port de la Pallice. Cette structure flottante cylindrique était haute de 9,3 mètres et mesurait 14 mètres de diamètre. Elle était initialement destinée à la construction d'une balise signalant le plateau de Rochebonne, à une soixantaine de kilomètres au large de l’Île de Ré. Les tentatives pour l’y installer au mois de juillet 1908 ont échoué plusieurs fois, et le projet fut finalement abandonné. Il fut donc décidé d’utiliser le « caisson de Rochebonne » pour le soubassement du phare de Chanchardon[4],[7]. Le caisson vide fut amené par flottaison depuis la Pallice, échoué sur le banc de calcaire par cinq mètres de fond, et rempli de ciment armé. Sur cette base, la tourelle en béton a ensuite été coulée dans un coffrage octogonal maintenu par des cornières métalliques[4].

La zone autour du phare de Chanchardon est très prisée par les pêcheurs de loisir[9]. En effet, au sud-est du phare se trouve le plateau de Chanchardon, une étendue de gravier, de roche et de sable avec des fonds de 15 à 30 mètres où on peut pêcher presque toute l’année[10].

Pour les amateurs de plongée sous-marine et d’histoire, une épave très intéressante se trouve à six milles marins au sud-ouest du phare de Chanchardon : un sous-marin allemand de la Seconde Guerre mondiale. Le U-263, un U-Boot de type VII.C, a heurté une mine en 1944 et a été coupé en deux par l’explosion. Le naufrage a fait 57 morts. L’épave repose à la sortie du pertuis d'Antioche et a été colonisée par des homards et d’autres espèces marines[11],[12].

Notes et références

Annexes

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