Phare de Raffles

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Le phare de Raffles est un phare situé sur Pulau Satumu dans le détroit de Singapour, à environ 14 kilomètres au sud de l’île principale de Singapour[1].

Faits en bref Coordonnées, Site ...
Phare de Raffles
Le phare de Raffles en 2014
Localisation
Coordonnées
Site
Localisation
Architecture
Hauteur
29 m
Élévation
32 m
Matériau
Équipement
Portée
12 milles marins
Feux
Fl (3) W 20s
Identifiants
ARLHS
Amirauté
F1693Voir et modifier les données sur Wikidata
MarineTraffic
NGA
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Historique

La construction du phare de Raffles a été décidée en 1833, mais la première pierre n’a été posée qu’en 1854, lorsque William John Butterworth était gouverneur des Établissements des détroits de 1843 à 1855[2]. Les pierres avec lesquelles a été bâti le phare de Raffles proviennent des carrières de granit de Pulau Ubin. Le phare a été nommé d’après Sir Thomas Stamford Raffles, qui a fondé la ville moderne de Singapour en 1819[3].

Le phare a été érigé sur une île rocheuse de 1,3 hectare (3,2 acres) appelée Pulau Satumu, l’île la plus au sud de l’île principale de Singapour. Pulau Satumu signifie « une île d’arbres ». « Sa » fait référence à satu un ») et « tumu » est le nom malais du grand arbre des mangroves, Bruguiera confugata. La source de lumière était un brûleur à mèche, qui a été remplacé en 1905 par un brûleur à vapeur de kérosène sous pression, afin d’augmenter l’intensité lumineuse pour une plus grande portée visible. Une optique de 2ème ordre a été montée sur un chariot à rouleaux pour permettre une rotation fluide. L’ordre est un système de classification du type de lentilles utilisées en fonction de la longueur focale de la lentille. Ce chariot à rouleaux était une machine entraînée par un poids qui devait être rembobiné manuellement pour remonter le poids chaque fois qu’il atteignait le bout de sa chaîne. Le rembobinage était effectué toutes les heures. Une équipe de sept hommes était nécessaire pour faire fonctionner le phare.

En 1968, l’installation d’une optique rotative électrique de 4e ordre a remplacé l’optique originale de 2e ordre par un brûleur à mandrin à vapeur de kérosène pressurisée « Hood »[3]. La source lumineuse a été remplacée par une ampoule à incandescence de 100 volts/1000 watts produisant une intensité lumineuse de 350000 candelas avec une visibilité portée à 22 milles marins (41 km). L’alimentation électrique provenait de l’un des trois générateurs installés dans une salle des générateurs construite près de la chambre du gardien. Comme la rotation était entraînée électriquement par des moteurs, l’équipage du phare a été réduit à quatre hommes.

En 1988, l’optique de 4ème ordre a été remplacée par un gyrophare. Cela comprenait un ensemble de lampes halogènes à quartz dans des réflecteurs paraboliques en aluminium montés sur un piédestal tournant sans engrenage. Les lampes halogènes ne nécessitent qu’un cinquième de l’énergie nécessaire pour produire la même intensité que les lampes à incandescence. Ces lampes de faible puissance permettent donc d’utiliser l’énergie solaire à la place des générateurs. De plus, le fonctionnement du feu est contrôlé par une cellule photo-électrique. La dotation en personnel du phare a été réduite à deux hommes. L’utilisation de l’énergie solaire, qui est gratuite, a entraîné une réduction des coûts d’exploitation et de maintenance.

Phare actuel

L’équipement actuel du phare se compose d’un feu tournant principal et d’un autre de réserve, chacun produisant 117 000 candelas avec une portée nominale de 20 milles marins (37 km). Une balise radar (racon) a également été installée au phare. Elle fournit des informations de navigation supplémentaires aux navires en émettant un code Morse sur l’écran radar du navire. En 2005, un système d'identification automatique (AIS) des aides à la navigation a été installé pour diffuser des informations de positionnement supplémentaires aux navires.

Étude des récifs coralliens

Le Conseil des parcs nationaux, le Centre national de la biodiversité, les bénévoles de Blue Water et des bénévoles ont lancé en 2005 un programme d’étude des récifs coralliens pour surveiller l’état des coraux durs (Scleractinia), des invertébrés mobiles et des poissons de récif corallien à plusieurs endroits autour de cinq îles du sud, y compris Pulau Satumu sur lequel se trouve le phare de Raffles. Des techniques internationalement reconnues, développées par Reef Check et le Réseau mondial de surveillance des récifs coralliens, ont été adoptées pour ce programme[4].

Notes et références

Annexes

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