Phil Interlandi
dessinateur américain
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Les débuts
Né dans une famille américano-sicilienne de Chicago, Phil s’engage dans l’armée américaine pour participer à la Seconde Guerre mondiale alors qu’il a à peine 17 ans. Il y dessine dans Yank, la revue de l’armée américaine et participe néanmoins aux combats en Europe. Il sera d’ailleurs fait prisonnier par les Allemands[1]. À la fin de la guerre, il s’inscrit avec son frère jumeau, Frank, à la Chicago of Fine Arts Academy. Diplôme en poche, il commence une carrière dans la publicité laquelle utilisait à l’époque davantage le dessin que la photo.
La carrière
En 1952, il s’installe à Laguna Beach en Californie et devient dessinateur indépendant travaillant pour Look (1937-1971) célèbre magazine de photos d’actualités, pour Esquire (1933), True (1937-1975), Better Homes and Gardens (1922), This Week (1935-1969), Saturday Evening Post (1821), Ladies’ Home Journal (1883), Suburbia Today, MacCall’s (1873-2002), Parade (1941), Mad (1952), Hilton Carte Blanche, Maclean’s (1905) et Playboy (1953)[2]. Si la plupart de ces titres ne disent rien au lectorat français, il est important de souligner qu’une revue comme This Week, aujourd’hui disparue, tirait au début des années 1960 à plus de 14 millions d’exemplaires[3]. C’est donc peu dire qu’Interlandi était un artiste connu.
La communauté de Laguna Beach
Son frère dessinateur politique du Des Moines Register et du Tribune le rejoignit à Laguna, bientôt suivi par John Dempsey également cartooniste puis par Don Tobin, Ed Nofziger, Dick Shaw, Dick Oldden, Virgil Partch et Roger Armstrong[1]. Le rituel était de poser les crayons vers midi pour se retrouver tous au restaurant The White House et y boire quelques verres en échangeant blagues et idées. Cette communauté de dessinateurs contribua à la petite notoriété de la ville et ne sera pas pour rien dans la création de la Laguna College of Art and Design, université qui regroupe aujourd’hui près de 500 étudiants.
