Philiberte de Flaugergues

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Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 80 ans)
ClichyVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Cimetière du Père-Lachaise, Grave of Philiberte de Flaugergues (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Philiberte Antoinette BeudotVoir et modifier les données sur Wikidata
Philiberte de Flaugergues
Titre de noblesse
Comtesse
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 80 ans)
ClichyVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Cimetière du Père-Lachaise, Grave of Philiberte de Flaugergues (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Philiberte Antoinette BeudotVoir et modifier les données sur Wikidata
Surnom
Philiberte FlaugerguesVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
La tombe en marbre noir de Philiberte de Flaugergues (à l'arrière-plan), cimetière du Père-Lachaise (division 9).

Philiberte de Flaugergues, née Philiberte Beudot le à Vincennes et morte le à Clichy, est une photographe française.

Devenue photographe à la fin des années 1910, elle a dirigé le studio Femina, avant d'ouvrir son propre studio. C'est l'une des rares femmes à exercer comme photographe de mode professionnelle en France dans l'entre-deux-guerres.

Philiberte Antoinette Beudot naît à Vincennes le , fille de Joseph Charles Beudot, typographe, et Gabrielle Joséphine Goujon, couturière, son épouse[1], mariés l’année précédente[2].

Fille unique, Philiberte Beudot grandit à Vincennes, 5 cours Marigny[3]. Au début des années 1910, son père est établi à son compte comme photographe et elle-même est devenue caissière au studio Femina, photographie d’art[4]. Ce dernier a été ouvert en dans un immeuble situé au 90 avenue des Champs-Élysées, où le patron de presse Pierre Lafitte a rassemblé l’ensemble de ses activités. Propriétaire de plusieurs journaux (Femina, La Vie au grand air, Je sais tout, etc.), passionné par les nouvelles techniques de communication comme la photographie ou le cinématographe, Lafitte a réuni à cette adresse bureaux de la rédaction et de l’administration, ateliers de photogravure et de composition, ainsi que trois nouvelles activités : une salle d’exposition ; un théâtre de 600 places, le Femina ; et le studio de photographie, dirigé par le photographe Henri Manuel[5] et qui propose de la photographie en couleurs dès son ouverture, grâce au procédé autochrome des frères Lumière[6].

À la fin des années 1910, Philiberte Beudot devient elle-même photographe[7] et réalise notamment de nombreux portraits et photographies de mode[8]. En 1919, désormais directrice du studio Femina[9], elle épouse Michel Georges de Flaugergues, chirurgien-dentiste[7], prend dès lors le patronyme de son mari et porte le titre de comtesse[10]. Ses photographies paraissent dans la presse quotidienne et dans les magazines, comme Cinémonde, La Femme de France, La Femme chic... Elle écrit ponctuellement dans divers journaux, comme le journal féminin Minerva[11] ou Cinædia[12], et devient membre de l'Association professionnelle de la presse cinématographique[13]. En 1927, lorsque Minerva décide d'établir une liste de « princesses françaises », incarnant les meilleures représentantes de leur discipline, le nom de Philiberte de Flaugergues est proposé pour la photographie[14].

En 1931, elle quitte le studio Femina pour ouvrir son propre studio, 5 rue du Bois-de-Boulogne, où elle réalise notamment des portraits d’enfants[15] et de personnalités[16]. L'année suivante, elle est nommée gérante du studio parisien Ars & Lux[17] et a pour adresse professionnelle le 113, boulevard Pereire[18]. Son mari meurt quelques mois plus tard, « à la suite d’une longue et douloureuse maladie »[19].

Philiberte de Flaugergues poursuit sa carrière de photographe dans des domaines très divers (mode, portrait en studio et en extérieur, reportage, reproduction de tableaux, nu...) jusqu'à son décès[8]. Elle meurt le , à l’hôpital Beaujon de Clichy[20] et est inhumée une semaine plus tard au cimetière du Montparnasse (division 26)[21]. Ses restes sont transférés au cimetière du Père-Lachaise (division 9) en 1969.

Iconographie

  • Anonyme, Mme Philiberte de Flaugergues et ses lévriers..., photographie parue dans Minerva, , p. 1[22]

Archives personnelles

Collections publiques

Notes et références

Liens externes

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