Philip Toosey
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Philip John Denton Toosey ( – ) est le célèbre colonel incarné au cinéma par Alec Guinness dans le film Le Pont de la rivière Kwaï (1957) de David Lean. En réalité, il est banquier à Liverpool, profession qu'il reprend après la guerre, et officier d’artillerie de l'Armée territoriale et non officier de carrière.
| High Sheriff of Lancashire (en) | |
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| - |
| Naissance | |
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| Décès |
(à 71 ans) |
| Sépulture |
Landican (en) |
| Nationalité | |
| Formation |
Birkenhead School (en) Gresham's School |
| Activités |
| Arme | |
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| Grade militaire |
Général de brigade (en) |
| Conflits | |
| Distinctions |
Biographie
Né dans une famille de cinq enfants (deux sœurs et deux frères), Philip Toosey quitte l'école de Gresham en 1924[1]. Il est alors embauché par Neball & Claston, une firme de Manchester qui se consacre à l'import-export de charbon[1]. pour l'ensemble de sa période d'apprentissage de trois ans, il reçoit 50 livres[1].
Nommé sous-lieutenant le à la 59th (4th West Lancaster) Medium Brigade d’artillerie[2], lieutenant le , capitaine le puis commandant le . Après la retraite de Dunkerque, où il reçoit une citation le 20/12/40[3], Toosey suit un cours d’officier supérieur. En 1941 il est promu lieutenant-colonel - à titre temporaire - commandant le 135th Hertfordshire Yeomanry Field Regiment.
Avec son unité il embarque pour Singapour, en . Il est l'un des 130 000 soldats alliés qui se rendent aux Japonais après le siège de la colonie, en . Sa conduite en Malaisie lui vaut le Distinguished Service Order (DSO) le [4]. Le , il arrive, avec 650 hommes de divers régiments, à Tha Makham. Les Japonais, au mépris de la convention de Genève de 1929 qui interdit tout travail des prisonniers au profit de l'ennemi, les obligent à construire deux ponts, l'un en bois et l'autre en fer, sur la rivière Mae Klong (rebaptisée Kwai en 1960), afin de faciliter l'acheminement des troupes et des marchandises de Bangkok à Rangoon[5].
Dans les derniers mois de la guerre, les Japonais déplacent leurs prisonniers vers l'intérieur de la Birmanie, séparant Toosey de ses hommes et lui donnant le commandement de 3 000 officiers, à Nakhon Nayok, mission qu’il assure jusqu'en . Jamais il ne collabora avec les Japonais, mais il se refusa toujours à intenter un procès au réalisateur du film pour rétablir la vérité. Il est d’ailleurs nommé Officier de l'Ordre de l'Empire britannique (OBE) le [6] pour services distingués et valeureux comme prisonnier de guerre.
Il reçoit la médaille des services militaires valeureux de l’Armée territoriale (TD ou Territorial Decoration) le [7]. Lieutenant-colonel le , colonel le . Général de brigade à titre temporaire, il est promu Commandeur de l’Ordre de l’Empire britannique (CBE) le [8]. Il prend sa retraite le [9].
En 1966 il devient président de la Fédération Nationale des Prisonniers d’Extrême-Orient (Far East Prisoner of War Association). Du au , il est colonel honoraire du 359th (4th West Lancashire) Medium Regiment d’artillerie territoriale devenu en 1967 le West Lancashire Regiment, Royal Artillery, Territorial Army). Il est anobli le [10] (Insigne de Chevalier - Knight Bachelor's Badge -, appellation Sir) pour services publics éminents.
Hommages et postérité
La caserne d’une unité d’artillerie de l’armée territoriale, à Liverpool, ville dont il fut un notable après-guerre, porte son nom : The Brigadier Philip Toosey Barracks, Aigburth Road, Liverpool.
Sa petite fille Julie Summers lui a consacré un ouvrage (en) The Colonel of Tamarkan. Philip Toosey and the Bridge on the River Kwai, éditions Simon & Schuster, Londres, 2005.