Philip de László

peintre britannique d'origine hongroise From Wikipedia, the free encyclopedia

Philip de László, né Fülöp Laub, est un peintre britannique d'origine hongroise né à Pest le et mort à Hampstead (Londres) le .

Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 68 ans)
Hyme House (en) (Metropolitan Borough of Hampstead (en), comté de Londres)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nom dans la langue maternelle
László Fülöp ElekVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Laub FülöpVoir et modifier les données sur Wikidata
Faits en bref Naissance, Décès ...
Philip Alexius de László
Philip de László, Autoportrait, 1911,
Budapest, Galerie nationale hongroise.
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 68 ans)
Hyme House (en) (Metropolitan Borough of Hampstead (en), comté de Londres)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nom dans la langue maternelle
László Fülöp ElekVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Laub FülöpVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalités
Activité
Formation
Lieux de travail
Père
Adolf Laub (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Mère
Johanna Balogh (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
Lucy Guinness (en) (de à )Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfants
Paul De Laszlo (d)
Patrick de László (d)
John de László (d)
Stephen Philip de László (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Distinction
signature de Philip de László
Signature.
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Biographie

Né Fülöp Laub, Philip Alexius de László est le fils aîné d'un modeste tailleur d'origine juive de Budapest du nom de Laub. Il change son nom de Laub en László en 1891.

Philip de László étudie à Budapest avec Bertalan Székely et Károly Lotz, à Munich à l'Académie bavaroise des beaux-arts, puis à Paris, à l'Académie Julian. Il établit sa réputation de portraitiste dans les années 1890, en Hongrie, en Autriche et en Allemagne et obtient sa première commande d'un portrait pour la cour de Bulgarie en 1893. Il travaille d'abord à Munich, puis à Budapest et à Vienne. Il est anobli par l'empereur et roi François-Joseph en 1912 et s'appelle désormais Philip Alexius de László de Lombos.

Autoportrait en famille, 1918.

En 1900, il épouse Lucy Madeline Guinness ; tous deux étaient amants depuis 1892, mais la famille de la jeune fille réussit longtemps à empêcher le mariage. Le couple a six enfants dont plusieurs contractèrent mariage au sein de l'aristocratie anglaise. Il oriente son activité vers l'Irlande et l'Angleterre.

Il s'installe à Londres en 1907 et devient le peintre préféré de l'aristocratie, considéré comme le successeur naturel de John Singer Sargent. Le roi Édouard VII l'agrége à son ordre dynastique, l'ordre royal de Victoria. Il peint de nombreux portraits de membres de la famille royale britannique. En 1908, il est invité aux États-Unis pour peindre à la Maison-Blanche un portrait du président Theodore Roosevelt. Il obtient la nationalité britannique en 1914.

En 1917, il est arrêté et emprisonné pendant un an par les autorités britanniques pour suspicion d'intelligence avec l'ennemi, sous prétexte qu'il avait correspondu avec sa mère et son frère ; on lui reproche aussi son anoblissement par le souverain hongrois François-Joseph et le simple fait qu'il avait réalisé le portrait du comte Berchtold, ministre des Affaires étrangères de la monarchie austro-hongroise, particulièrement haï par le gouvernement britannique. Il est libéré pour raisons de santé et interné dans une maison de repos. Il est réhabilité en 1919[1]. Après la Première Guerre mondiale, il redevient l'un des portraitistes en vue en Europe. Au terme de sa carrière, il aura peint plus de 2 700 portraits.

Il se lie avec Armand de Gramont, duc de Guiche, ami de Marcel Proust, à qui il enseigne la peinture et qui héberge son atelier dans son hôtel particulier parisien[2].

En 1902 afin de décorer la salle à manger du château de Vallière à Mortefontaine, son père le duc Agénor lui avait commandé deux grands tableaux hauts de 2,20 mètres représentant, d'une part les trois hommes, d'autre part les trois femmes de la famille. Ces oeuvres (reproduites supra), qui rappellent certaines conversation pieces anglaises et avaient coûté 25000 francs, exposées au Salon de Paris de 1903, furent coupées en 1929 à la demande du duc Armand. (F. Rapazzini, Elisabeth de Gramont, avant-gardiste, 2004, p.16, 111 et 112).

Devenu " le plus cher et le meilleur ami de la famille", Laszlo peindra également le portrait de la comtesse Greffulhe, belle-mère d'Armand, et passe dorénavant chaque année quelques jours dans leur château de Vallière à Mortefontaine.

Selon l'archiviste Sandra de Laszlo, qui a épousé un petit-fils du peintre, si l'on voit si peu souvent ses œuvres dans les musées et les ventes, c'est que, en raison de l'extraordinaire ressemblance que l'artiste savait donner à ses portraits, les familles des personnes représentées préféraient garder chez elles ces représentations et répugnaient à les vendre. Chacun, disait-il, « a le visage qu’il tourne vers le monde, mais derrière ce masque, se cache un ego intérieur jalousement gardé qui garde les espoirs et les terreurs, les aspirations et les limites, et qui constitue l’atmosphère de sa personnalité[2] ». La petite-fille d'un de ses modèles confiait qu'avant de se coucher, elle souhaitait toujours une bonne nuit à sa grand-mère qu'elle pouvait encore voir en peinture[3].

Postérité

En , une « activiste » projette de la peinture et déchire le portrait de Lord Arthur Balfour réalisé par Philip de László et présent dans l'université de Cambridge[4].

Œuvres

Notes et références

Voir aussi

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