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Philippe-Edmond Désailloud

personnalité politique française From Wikipedia, the free encyclopedia

Philippe-Edmond Désailloud, né le à Chamonix-Mont-Blanc et mort le à Bonneville, est une personnalité politique française. Il fut la cheville ouvrière de plusieurs projets dont le téléphérique de l'Aiguille-du-Midi, le tunnel du Mont-Blanc et le village-piéton de Chamonix-Sud.

Naissance
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Philippe-Edmond Désailloud
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Biographie
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Biographie

Philippe Edmond Désailloud naît le à Chamonix-Mont-Blanc du mariage de Louis Clément Désailloud, cultivateur, et de Marceline Couttet, ménagère[1],[2].

Descendant d'une vieille famille chamoniarde, il est orphelin de guerre et adopté pupille de la Nation le [2]. Après avoir suivi les cours de l'École normale supérieure de Saint-Cloud[réf. nécessaire], il est professeur de lettres au collège d'Annemasse[3]. Sous-lieutenant de chasseurs alpins, mobilisé en 1939, il participe l'année suivante à l'expédition de Namsos puis à la bataille de France où une grave blessure met ses jours en danger. Au terme d'une longue convalescence, il rejoint la Résistance et, après la Libération, le front des Alpes. Lorsque s'achève la guerre, il porte les galons de capitaine et la Légion d'honneur[3].

Le à Bonneville, il épouse Andrée Marie Louisa Replumaz.Le couple divorce par jugement rendu le [2]. Il meurt le à Bonneville[1]. Il est inhumé au cimetière de Biollay à Chamonix-Mont-Blanc.

Action au conseil général de Haute-Savoie

Reprenant sa carrière dans les fonctions d'inspecteur de la jeunesse et des sports de la Savoie[Information douteuse], il entre pour la première fois au conseil général en 1945. « Il en devient l'enfant terrible, vigoureux dans l'attaque, incisif dans la répartie, indépendant jusqu'à l'isolement, franc jusqu'à la brutalité et opiniâtre dans la réussite ». Sans autre étiquette politique que ses partis pris, son action est restée dans toutes les mémoires[4]. C'est sur les terrains dont il était propriétaire au sud de Chamonix-Mont-Blanc qu'a été construit le village-piéton de Chamonix-Sud. Il a également été très impliqué dans la création du téléphérique de l'Aiguille du Midi[5]. En 1948, il fut en effet « la véritable cheville ouvrière de la réalisation actuelle, s'intéressant au projet qui semblait alors enlisé dans une impasse[6] ». Outre le téléphérique de l'Aiguille du Midi, le tunnel du Mont-Blanc, la rocade, sont autant de projets qu'il va défendre avec l'ardeur qui le caractérise. Dès les années 1960, en accord avec le maire Maurice Herzog, il défend une certaine conception du plan d'aménagement de la ville, basé sur deux pôles : les équipements publics au nord avec la cité Taillibert et résidentiel au sud ; il se battra jusqu'à sa disparition pour la création du village-piéton de Chamonix-Sud[4]. En 1965, il rédige La Bataille des tunnels, un ouvrage sur la réalisation du tunnel du Mont-Blanc, projet tant de fois repris puis abandonné durant près d'un siècle[3].

Mandats électifs

Publications

  • La Bataille des tunnels, 1965

Hommage

Plaque au sein du village-piéton de Chamonix-Sud

Son nom a été donné à la place principale du village-piéton de Chamonix-Sud.

Pour approfondir

Bibliographie

Articles connexes

Liens externes

Notes et références

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